PRÉAMBULE DE L’ARCHIVISTE
À l’attention exclusive des Seigneurs Inquisiteurs de l’Ordo Xenos, de l’Ordo Malleus et de l’Ordo Hereticus. Statut : DOCUMENT ULTRA-CONFIDENTIEL – ARCHIVES SECRÈTES.
Par la grâce du Trône d’Or, le présent recueil est la transcription fidèle mais ô combien douloureuse d’un codex en peau de Squig, récupéré par nos troupes d’élite dans les décombres de la sous-ruche de Tartarus. L’auteur original de ces lignes infâmes est un imposant Chef de Guerre Peau-Verte connu sous le nom de « Boss Gitzshredda ».
Pour la première fois, nos services ont réussi à décoder l’intégralité du système de pictogrammes et de notes que ces brutes utilisent pour cartographier le cosmos. Ce document ne se contente pas de souiller l’image de nos glorieuses forces de l’Adeptus Astartes ; il passe en revue l’intégralité des forces en présence dans la galaxie, des puissances de la Ruine aux différentes menaces extraterrestres, sans oublier les secrets les plus sombres que notre sainte institution s’efforce d’étouffer.
Le lecteur est averti : les propos qui suivent n’ont pas été expurgés afin de préserver la valeur brute de ces renseignements militaires globaux. Les insultes répétées envers les Saintes Légions, les descriptions blasphématoires de l’Imperium, ainsi que la condescendance révoltante de ce Xenos envers les autres fléaux de la galaxie ne reflètent en rien la pensée du scribe (que l’Empereur protège mon âme).
Que les esprits faibles s’abstiennent. Pour les autres, que ce savoir impie serve à purger chaque recoin de la galaxie par le bolter, le feu et le mépris.
Signé : Archiviste-Scribe Terris, rattaché au service de décryptage xenos et d’analyse des hérésies majeures.
1. L’Imperium de l’Humanité (L’EMPIRE DU GRAND SQUELETTE)
L’Imperium, c’est le plus gros tas de cabanes et de planètes de la galaxie. C’est dirigé par un Big Boss qu’ils appellent « L’Empereur ». Le problème, c’est que leur Boss est mort. Enfin, il est assis sur un fauteuil en or magique, il ne bouge plus, il ne crie pas, et c’est juste un squelette tout sec. Chez les Orks, si le Boss devient un squelette, on prend sa pince énergétique et on choisit un chef plus vivant. Mais les humains, non. Ils préfèrent lui construire des statues géantes et pleurer devant. C’est pas comme ça qu’on gagne une guerre.
Les humains normaux sont tout petits, mous, et ils s’écrasent facilement sous une bonne botte. Ils passent leur vie à travailler dans des usines sombres ou à prier le Squelette. Mais quand ils vont à la bagarre, ils viennent par milliards avec des chars qui font beaucoup de bruit. C’est la Garde Impériale. C’est rigolo parce qu’ils meurent très vite, mais il en revient toujours d’autres, comme des vils petits insectes.
Heureusement pour le fun, le Squelette a fabriqué des versions géantes et blindées des humains : les « Speyss Mawreens ». Eux, ils ont deux cœurs, des os en béton, et ils adorent foncer dans le tas. Ils se divisent en bandes appelées « Légions » ou « Chapitres ». Chaque bande a sa propre couleur et sa propre manière stupide de faire la guerre, mais au moins, ils donnent une vraie bonne fessée.
Note du traducteur : L’hérésie contenue dans ce paragraphe est passible d’extermination par le feu de niveau Exterminatus. Décrire le Divin Maître de l’Humanité sur son Trône d’Or comme un « squelette tout sec » démontre l’incapacité totale de ces brutes extraterrestres à comprendre la majesté sacrée du Saint Empereur. Cependant, leur description de la Garde Impériale comme une marée humaine inépuisable est tactiquement exacte. Que l’Inquisition me pardonne d’avoir écrit ces lignes.
1-1 L’ADEPTUS ASTARTES (LES GROS GARS EN ARMURE)
L’ »Adeptus Astartes », c’est le mot chic des humains pour dire « Les Speyss Mawreens ». En gros, c’est la boîte à baffes personnelle de l’Empereur-Squelette. Quand la Garde Impériale passe trois mois à se faire piétiner en pleurant, c’est eux qu’on appelle pour régler le problème.
Pour faire un Mawreen, les toubibs humains prennent un gamin normal et lui greffent plein de trucs bizarres dedans : un deuxième cœur pour courir plus vite, un troisième poumon pour respirer de la fumée toxique, et des os en béton armé. Ils leur mettent ensuite une armure de métal tellement lourde qu’un camion humain s’effondrerait dessous.
Ils ne vivent que pour la bagarre, ne rigolent jamais, et passent leur temps libre à nettoyer leurs bolters en chantant des poèmes tristes. C’est la seule sous-faction d’humains qui vaut le coup d’être combattue. Les affronter, c’est la garantie d’une bonne journée de sport.
Note du traducteur : Traduire le processus sacré de la création d’un Space Marine et l’implantation des précieux gènes par « greffer des trucs bizarres » est un sacrilège absolu. L’Adeptus Astartes est le rempart de l’humanité, forgé dans la souffrance et la foi. Réduire nos demi-dieux à une « garantie d’une bonne journée de sport » prouve que les Orks ne comprennent rien à la sainte terreur qu’ils大devraient ressentir.

Les 9 Chapitres Originels (Loyalistes)
Alors, pour faire simple, au tout début de la grande baston cosmique, l’Empereur-Squelette avait fabriqué vingt bandes de super-soldats géants. C’était les Légions. Mais la moitié d’entre elles a trouvé que le Chaos payait mieux en pinces énergétiques et en mutations rigolotes, alors elles se sont tirées.
Il est resté neuf légions de « loyalistes ». Ça veut dire que c’est des gars super obéissants qui aiment les ordres. Après la crise, pour éviter qu’un seul chef humain ait trop de Boyz sous sa coupe, ils ont coupé ces neuf légions en plein de petits morceaux appelés « Chapitres ». Chaque chapitre a le droit d’avoir seulement mille Mawreens. C’est complètement bête : chez les Orks, plus on est de Boyz, plus la Waaagh ! est forte. Eux, ils font des maths pour être moins nombreux.
Bref, voici les neuf bandes d’origine qui sont restées fidèles au canapé en or.
Note du traducteur : Réduire la seconde fondation d’un millier de Chapitres et le génie tactique du Codex Astartes de Roboute Guilliman à « faire des maths pour être moins nombreux » est une insulte à l’art de la guerre. Ces primates verts ne comprendront jamais la noblesse de la discipline et de la spécialisation militaire qui maintiennent l’Imperium debout.
1-1-1 L’ORDRE DE BATAILLE : LES DARK ANGELS (LA IÈRE LÉGION)
Ces gars-là, c’est les tout premiers sur la liste de l’Empereur-Squelette, ce qui veut dire qu’ils se prennent pour les rois du hangar. Pourtant, ils ont un énorme problème de boussole et de garde-robe. Ils passent leur temps à porter des grandes robes de chambre vertes ou couleur os par-dessus leur armure. Pourquoi mettre une robe en tissu par-dessus une armure en métal lourd payée par ton boss ? Personne ne sait. Sûrement pour cacher le fait qu’ils n’ont pas lavé leur armure depuis trois millénaires.
Leur grand délire à eux, c’est de faire des messes dans le noir, d’éteindre les lumières et de se chuchoter des trucs secrets à l’oreille. Quand ils arrivent pour une bonne baston bien bruyante, ils crient « Pour le Lion ! », ce qui est complètement idiot parce qu’un lion, c’est juste un gros chat avec des poils, et ça ne vaudra jamais un bon Squig de combat bien baveux. En plus, ils ont toujours l’air super fâchés, même pour des humains. On dirait qu’ils ont tous avalé un pistolet-gicleur de travers ou qu’ils ont perdu les clés de leur camion.
Le Boss Gitzshredda a fini par piger leur tactique secrète : dès qu’un de leurs potes met une armure noire et commence à courir dans l’autre sens en criant qu’il est « DÉCHU », tous les Dark Angels s’arrêtent net de nous taper dessus ! Ils s’en foutent de la vraie guerre, ils oublient les objectifs, ils s’excitent comme des vaches enragées et ils courent tous derrière le pauvre gars en noir pour l’attraper et lui faire des misères dans une cave sombre. C’est de la triche, mais c’est super pratique pour leur piquer leurs Kikoup’ et leurs munitions pendant qu’ils regardent ailleurs.
Ils ont aussi une sous-bande de motards tout en noir appelés la « Ravenwing ». Ils vont vite, mais ils ne peignent même pas leurs motos en rouge. C’est dire s’ils sont stupides. S’ils utilisaient de la peinture rouge, ils iraient deux fois plus vite, c’est de la science Ork de base. Et leurs copains de la « Deathwing » ont des armures couleur os tout blancs. Ils croient qu’on va avoir peur d’un tas de squelettes ? Nous, on ramasse leurs casques blancs pour s’en servir comme tasses à bière après la bataille. Bref, les Gars Sombres, ça tape fort avec des épées qui brillent, mais ça parle trop dans les coins. Si vous en voyez un, criez très fort un secret bidon au hasard, il va s’effondrer par terre en pleurant.
Note du traducteur : Bien que l’analyse de ces xenos soit d’une mauvaise foi absolue et linguistiquement désastreuse, leur observation sur la fâcheuse tendance de la Première Légion à abandonner le front pour traquer les Déchus est… tristement pertinente. Que l’Inquisition me pardonne, mais la paranoïa maladive des Dark Angels est visible même par des esprits aussi primitifs que des Orks. Ne pas diffuser ce document aux membres du Cercle Intérieur sous peine d’exécution immédiate pour hérésie par association.

1-1-3. LA VÈME LÉGION : LES « WHITE SCARS » (LES GARS RAPIDES)
Ces humains-là ont tout compris à un truc très important dans la vie : la vitesse. Ils peignent leurs armures en blanc avec des petits éclairs rouges partout. Alors d’accord, c’est une imitation un peu ratée de notre peinture rouge à nous qui fait aller plus vite, mais on salue l’effort de réflexion. Au moins, ils essaient.
Leur grand délire dans l’existence, c’est de faire la guerre assis sur des motos blanches qui font « VROUM VROUM » en tirant avec des bolters jumelés. Ils refusent catégoriquement de s’arrêter pour asséner un bon coup de massue réglementaire ou pour s’installer confortablement dans une tranchée. Non, leur tactique est super agaçante : ils passent à toute berzingue au milieu de vos lignes, ils vous coupent la tête au passage avec des grands sabres incurvés qui coupent très bien, et ils continuent de rouler en ligne droite en rigolant comme des tordus. Pour leur mettre un bon coup de Kikoup’ sur le coin de la figure, il faut leur courir après pendant des kilomètres, et courir après des roues, ça fatigue énormément les Boyz et ça donne soif.
Ils viennent d’un monde plein de plaines vides et de courants d’air où ils passent leur temps à faire de l’élevage de chevaux mécaniques sauvages. Leur Primarque, un certain Jaghatai Khan, arborait une moustache géante absolument ridicule et passait ses journées à faire des courses de vitesse pure à travers une dimension bizarre appelée la Toile. On dit dans les rumeurs de campement qu’il roulait tellement vite qu’il a fini par dépasser le temps lui-même, qu’il a loupé un virage et qu’il s’est perdu pour de bon. Si vous devez vous battre contre ces cinglés du accélérateur, un bon conseil de Boss : ne visez pas le bonhomme sur la selle. Tirez directement dans les pneus ou jetez des gros cailloux sur la route. Une fois par terre, coincés dans leur armure trop lourde avec leurs petites jambes d’humains, ils font beaucoup moins les malins et on peut les piétiner tranquillement.
Note du traducteur : Qualifier la noble, foudroyante et ancestrale doctrine de la guerre éclair des White Scars de « course de vitesse pour rigoler » est d’une ignorance crasse. Les fils du Khan sont les maîtres suprêmes de la mobilité tactique, de la reconnaissance et du harcèlement. Quant à l’insinuation odieuse sur la moustache du Saint Primarque et le conseil stupide de « tirer dans les pneus »… l’hérésie technique s’ajoute ici au blasphème. Les motos d’assaut de l’Adeptus Astartes utilisent des systèmes de répulseurs et des suspensions magnétiques avancées capables de franchir n’importe quel obstacle, bande d’analphabètes verts. On ne crève pas un pneu de space marine avec un caillou.

1-1-4. LA VIÈME LÉGION : LES « SPACE WOLVES » (LES GARS TOUTOUS)
Si vous aimez la vermine, la bière tiède qui sent le vieux marécage et les bêtes poilues qui mordent sans prévenir, cette bande de sauvages est faite pour vous. Ces humains ont décidé, un beau jour, que les armures bien nettoyées et la discipline militaire du grand bouquin des Marines, c’était bon pour les mauviettes de l’Ultramar. Eux, ils s’habillent avec des peaux de bêtes mortes pas tannées par-dessus leurs plaques de métal, ils arborent des barbes géantes tressées pleines de restes de nourriture séchée et ils refusent catégoriquement de lire les règles. Ça, en tant qu’Ork, on respecte l’effort de rébellion.
Leur grand délire dans la vie, c’est les loups. Ils ont des loups peints sur leurs bannières, des têtes de loups gravées sur leurs flingues, et ils élèvent des loups géants de la taille d’un trukk pour grimper dessus et foncer au combat en hurlant. C’est presque aussi bien et agressif qu’un bon Squig de combat, mais ça a beaucoup trop de poils et ça sent le chien mouillé quand il pleut sur le champ de bataille. Plus bizarre encore : quand un de leurs Boyz s’énerve un peu trop ou prend un coup de Kikoup’ mal placé sur le casque, il lui pousse des canines de trois mètres, des touffes de poils gris partout sur la peau, et il commence à marcher à quatre pattes en bavant. Ils appellent ça la « Malédiction du Wulfen ». Nous, on appelle ça un gars qui a juste besoin d’une bonne baffe réglementaire pour retrouver ses esprits.
Leur Primarque s’appelait Leman Russ. C’était un énorme poilu qui passait ses journées à faire des concours de boisson, à roter très fort et à casser des bouches dans les tavernes. En gros, un vrai Ork dans un corps d’humain, l’intelligence en moins. Un jour, il a dit qu’il partait chercher des cigarettes ou chasser des démons dans le Warp, et il n’est jamais revenu. Depuis, ses fils l’attendent en buvant de la mauvaise bière. Si vous les croisez sur le terrain, jetez un vieux fémur de Kroot en l’air : la moitié de la légion va courir après en remuant l’arrière-train, et vous pourrez découper les autres pendant qu’ils regardent ailleurs.
Note du traducteur : Par le Trône de Terra… Traiter les fiers et féroces Guerriers de Fenris de « gars toutous » et oser insinuer que le Saint Primarque Leman Russ est un « Ork dans un corps d’humain » est passible d’une exécution sommaire par le bras armé de l’Inquisition. Les Space Wolves sont les bourreaux de l’Empereur, dotés d’une fureur héroïque inégalée. Et pour la dernière fois, non, leurs fiers destriers fenrissiens ne courent pas après les os, bande de xenos analphabètes.

1-1-5. LA VIIÈME LÉGION : LES « IMPERIAL FISTS » (LES GARS DU BÉTON)
Si vous cherchez ces humains sur un champ de bataille, c’est d’une simplicité enfantine : ce sont les gros cubes jaunes immobiles posés au milieu de la plaine. Ils peignent l’intégralité de leurs armures dans un jaune criard très vif. Chez nous, les Orks, le jaune c’est la couleur de la richesse, celle des frimeurs de la tribu des Bad Moons qui ont plein de dents à dépenser. Mais ces humains n’ont aucun sens des affaires : ils s’en foutent des dents, leur unique but dans l’existence, c’est de couler du béton armé et de monter des parpaings.
Leur grand délire, c’est la maçonnerie et le bâtiment. Dès qu’ils débarquent sur une planète, au lieu de foncer dans le tas avec un bon Kikoup’ réglementaire ou de faire vrombir des moteurs, ils sortent des truelles, des bétonnières de campagne et des barbelés. En un clin d’œil, ils construisent un fort géant avec des murs de dix mètres d’épaisseur. Ensuite, ils s’assiedent sagement derrière et ils attendent qu’on vienne les taper. C’est d’un ennui mortel pour les Boyz. Si on ne va pas les chercher, ils ne bougent pas d’un poil. On a déjà vu des bandes entières d’Orks mourir de vieillesse ou d’ennui en attendant qu’un Imperial Fist daigne sortir de sa boîte en béton pour une vraie bagarre.
Leur Primarque s’appelait Rogal Dorn. C’était un grand gars tout triste, avec des cheveux blancs, qui ne rigolait jamais (vraiment jamais) et qui passait probablement ses dimanches à couler des dalles de terrasse dans son jardin. On dit qu’il a fabriqué le palais de l’Empereur-Squelette sur Terra, un truc tellement immense et fortifié qu’il faut trois jours de marche forcée juste pour trouver les toilettes. Si vous devez faire la guerre contre eux, n’essayez surtout pas de casser leur mur, c’est trop solide et ça donne mal à la tête. Volez plutôt leurs outils et sabotez leur stock de ciment : ils vont paniquer, faire une dépression nerveuse et vous pourrez les cueillir au saut du lit.
Note du traducteur : Réduire le génie obsidional et fortificatif de Rogal Dorn, le Prétorien de Terra, à « faire des dalles de terrasse » est un outrage infâme qui mérite une purification immédiate par le feu du bolter. Les Imperial Fists sont le bouclier inébranlable de l’Imperium. Leur discipline de fer et leur maîtrise absolue des sièges ont sauvé le Trône d’Or lors de l’Hérésie. Quant à l’affirmation selon laquelle ils paniquent si on touche à leurs outils… c’est une calomnie xenos (même s’il est vrai qu’ils prennent l’entretien de leurs structures très au sérieux).
Voici le chapitre complet prêt à être intégré sur votre blog pour la IXème Légion, combinant le texte de 350 mots et l’espace pour l’illustration.

1-1-6. LA IXÈME LÉGION : LES « BLOOD ANGELS » (LES GARS SANGUINS QUI VOLENT)
Ceux-là, c’est les frimeurs de la bande. Ils peignent leurs armures dans un vrai beau rouge vif. Sur ce point, on valide totalement : leurs armures vont plus vite, c’est prouvé. Mais au lieu d’utiliser cet avantage pour foncer donner des coups de hache réglementaires comme des Boyz normaux, ils ont trouvé le moyen d’être bizarres. Déjà, ils se collent de grandes ailes blanches en plumes dans le dos, ou des réacteurs dorsaux géants pour s’envoler dans le ciel en piaillant comme des mouettes. C’est pas une façon digne de faire la guerre, la vraie bagarre ça se passe les deux pieds dans la boue.
En plus de ça, ils ont un problème mental très grave avec le jus de tomate rouge des humains (le sang). Quand ils se battent depuis trop longtemps, ou s’ils voient une goutte de sang par terre, ils passent complètement la tête. Ils appellent ça la « Sifilis Rouge » ou un truc du genre. Leurs yeux deviennent tout injectés, ils bavent dans leur casque et ils se mettent à mordre tout ce qui passe, même leurs propres copains. Quand ils sont dans cet état, ils mettent une armure toute noire et ils entrent dans la « Compagnie de la Mort ». Là, ils deviennent super costauds et ne ressentent plus la douleur, ce qui est plutôt cool, mais ils crient tous le nom de leur ancien chef mort en pleurant. C’est fatigant.
Leur Primarque s’appelait Sanguinius. C’était un grand gars avec des vraies ailes de pigeon qui était super beau gosse selon les standards humains. Il s’est fait aplatir la tête par son frère Horus pendant la grande rébellion, et depuis, tous ses fils font une crise de nerfs générale à chaque anniversaire de sa mort. Si vous devez en affronter un, amenez un gros seau de sang de Squig, jetez-le par terre et regardez-les se battre entre eux pour savoir qui va lécher le sol. Pendant ce temps, vous pouvez leur piquer leurs réacteurs pour customiser vos kopters.
Note du traducteur : Par tous les Saints de Terra ! Parler de la sainte Soif Rouge et de la tragique Rage Noire – les fardeaux les plus nobles et les plus douloureux des fils de Sanguinius – en les comparant à une maladie honteuse et à des manières de table est un blasphème sans nom. Le Saint Primarque Sanguinius s’est sacrifié pour sauver l’Empereur ! Quant à l’idée d’utiliser du sang de Squig pour créer une diversion tactique… c’est ignoble, scientifiquement absurde, et je prie pour que le Chapelain Astorath ne lise jamais ces lignes, sans quoi notre secteur entier sera purgé.

1-1-7. LA XÈME LÉGION : LES « IRON HANDS » (LES GARS DE FER)
Ces humains ont un sérieux problème avec leur propre corps. Ils passent leur temps à répéter que « la chair, c’est tout mou et ça pue », ce qui n’est pas complètement faux pour un humain, mais eux poussent le délire beaucoup trop loin. Dès qu’ils ont un petit bobo, une égratignure ou juste un ongle incarné, ils sortent une énorme pince coupante, ils se coupent le bras ou la jambe, et ils la remplacent par un morceau de tuyau en fonte ou une pince de crabe mécanique. À la fin, ils ressemblent plus à des boîtes de conserve à pattes ou à des mixeurs géants qu’à des vrais guerriers.
Leur grand jeu, c’est d’accumuler le plus de bioniques possibles. Si un Iron Hand n’a pas au moins un œil en forme de phare de camion et trois doigts remplacés par des tournevis électriques, ses copains se moquent de lui à la cantine. Ils peignent leurs armures en noir très sombre, probablement parce que c’est la couleur de la graisse de moteur et du vieux cambouis qu’ils adorent s’étaler sur la figure. Ils ne rigolent jamais, ne font jamais la fête et passent leurs nuits à faire des vidanges ou à resserrer leurs propres boulons avec des clés anglaises géantes. C’est une vie d’un ennui total.
Leur Primarque s’appelait Ferrus Manus, ce qui veut littéralement dire « Mains de Fer » en vieux langage humain. Le gars ne s’est pas foulé pour son nom de scène. Il avait les mains recouvertes d’un métal liquide bizarre parce qu’il s’était battu avec un asticot en métal dans une piscine de lave. Il s’est fait couper la tête par son meilleur copain Fulgrim pendant la grande rébellion des hérétiques. Depuis, ses fils sont devenus complètement hystériques : ils ont décidé que c’était de la faute de leur propre cou si leur chef s’était fait raccourcir, et ils coupent encore plus de morceaux de chair pour se venger. Si vous devez en affronter un, amenez un aimant géant ou jetez une poignée de vieux clous rouillés par terre : ils vont s’arrêter pour les ramasser et les trier par taille, et vous pourrez leur démonter les fesses à coups de masse.
Note du traducteur : Par l’Omnissiah… l’esprit xenos est décidément incapable de saisir la grandeur de la quête de pureté cybernétique des Iron Hands, et oser parler ainsi du destin tragique du Saint Primarque Ferrus Manus mérite le châtiment suprême. Cependant… je dois bien admettre, à mon corps défendant, qu’il y a une sombre logique logistique dans l’observation de ces créatures vertes. La paranoïa des fils de Medusa face à la faiblesse de la chair est telle qu’un sabotage de leurs stocks de pièces détachées ou de bioniques de rechange paralyserait leur chaîne de commandement en les plongeant dans une crise de fureur calculatrice. Mais de là à dire qu’ils s’arrêteraient pour trier des clous… c’est une exagération grotesque.

1-1-8. LA XIIIÈME LÉGION : LES « ULTRAMARINES » (LES GARS DU RÈGLEMENT)
Ces gars-là, ce sont les premiers de la classe, les fayots en chef de l’Imperium. Ils peignent leurs armures en bleu vif. Chez les Orks, le bleu c’est la couleur de la chance, celle des Death Skulls qui passent leur temps à voler tout ce qui traîne. Mais les Ultramarines n’ont aucune chance, ils ont juste un énorme bouquin de trois tonnes écrit par leur Primarque, le Codex Astartes, et ils passent leur vie à le lire. C’est simple, ils ne peuvent pas aller aux toilettes ou donner un coup de poing sans vérifier à la page 412 si c’est autorisé par le règlement.
Leur grand délire, c’est l’organisation. Quand ils arrivent sur un champ de bataille, tout doit être bien rangé, propre et aligné au cordeau. Leurs tanks sont garés au millimètre près, leurs bannières sont repassées et leurs cheveux sont parfaits. Si vous commencez à faire une vraie bonne guerre du chaos, à hurler dans tous les sens et à attaquer par le plafond en jetant des Squigs explosifs, ils deviennent tout rouges parce que « ce n’est pas écrit comme ça dans le livre ». Ils adorent aussi faire des listes pour tout et n’importe quoi. Le Boss Gitzshredda est sûr qu’ils ont une liste de leurs listes.
Leur Primarque s’appelait Roboute Guilliman (ou « Papa Schtroumpf » pour les Boyz). C’était un humain avec une tête de comptable fâché qui a passé dix mille ans à faire une sieste magique dans un fauteuil après s’être fait couper la gorge par son frère Fulgrim. Maintenant qu’il est réveillé, il passe ses journées à faire de la bureaucratie et à engueuler tout le monde parce que l’Imperium est mal géré. Si vous devez en affronter, c’est très facile : modifiez les panneaux de signalisation sur la route ou changez l’ordre des pages de leur manuel de combat. Ils vont bugger sur place pendant trois heures pour essayer de comprendre le problème, et vous aurez largement le temps de leur piquer leurs jolis bolters bleus.
Note du traducteur : Par le Trône de Terra, qualifier le Saint Codex Astartes de « bouquin de trois tonnes pour fayots » est un blasphème qui me donne des aigreurs d’estomac. Le Seigneur Guilliman est le plus grand administrateur et stratège de l’Humanité ! Cependant… il faut bien confesser qu’il y a un fond de vérité tactique dans l’analyse de ces brutes vertes. La dépendance absolue de certains chapitres successeurs envers le texte strict du Codex les rend parfois prévisibles face à une anarchie totale. Une force Ork qui brise délibérément toutes les lois de la logique militaire peut effectivement saturer les capacités d’adaptation immédiate d’un jeune sergent trop rigide. Mais de là à dire qu’un panneau de signalisation inversé peut stopper la XIIIème Légion… c’est d’une stupidité sans nom.

1-1-9. LA XVIIIÈME LÉGION : LES « SALAMANDERS » (LES GARS DU BARBECUE)
Alors eux, on les aime bien. Enfin, façon de parler, ça reste des humains à rabattre, mais ils ont le sens de la fête. Ils peignent leurs armures dans un beau vert brillant. Bon, c’est pas le vrai Vert Ork qui est la meilleure couleur de l’univers, c’est un vert un peu plus clair, genre salade, mais l’intention est là. Par contre, ils ont la peau complètement noire comme du charbon et des yeux rouges qui brillent dans le noir. Au début, on croyait que c’étaient des nôtres qui avaient trop bronzé, mais non, ils ont juste deux bras et ils sont un peu trop petits.
Leur grand délire, c’est le feu et les gros marteaux. Quand ils arrivent à la bagarre, ils n’utilisent pas de petites armes de mauviettes : ils sortent des lance-flammes géants qui crachent du feu qui brûle même sous l’eau, et des marteaux de guerre tellement lourds qu’il faut trois humains normaux pour les soulever. Ils passent leur vie à forger des trucs dans des volcans, à fabriquer des armures super solides et à faire cuire des trucs. Le problème, c’est qu’ils ont un cœur d’artichaut : ils passent leur temps à essayer de protéger les petits humains tout mous qui ne savent pas se battre. Si une bombe tombe, un Salamander va se jeter dessus pour sauver un paysan avec sa chèvre au lieu de laisser exploser le truc pour rigoler. C’est d’un sentimental, ça gâche un peu le profil.
Leur Primarque s’appelait Vulkan. C’était un monstre de muscles, encore plus grand que les autres, qui passait son temps à faire des câlins trop forts (on dit qu’il a déjà étouffé un tank comme ça) et à chasser des gros lézards pyromanes. Le truc relou avec lui, c’est qu’il est « Éternel ». Tu lui coupes la tête, il repousse. Tu le jettes dans un volcan, il ressort en râlant parce que c’était tiède. Tu lui marches dessus avec un Gargant, il revient le lendemain avec un grand sourire et un marteau tout neuf. C’est hyper tricher. Si vous devez en affronter, n’essayez pas de les brûler, ils adorent ça. Amenez plutôt un seau d’eau glacée ou une tonne de petits humains innocents et jetez-les dans un ravin : le Salamander va courir pour tous les attraper, et vous pourrez lui enfoncer des clous dans le dos pendant qu’il fait sa BA.
Note du traducteur : Par le Saint Marteau de Nocturne… Traiter le noble et immortel Vulkan de « tricheur » et réduire l’altruisme sacrificiel de ses fils à un « cœur d’artichaut » me donne envie de purifier ce parchemin par le plasma. Les Salamanders sont l’âme même de l’Imperium, les protecteurs du peuple ! Cependant… par souci de rigueur militaire, il y a une effroyable vérité dans cette analyse xenos. La dévotion absolue des Salamanders envers les civils est leur plus grande noblesse, mais aussi leur principale vulnérabilité tactique. Un ennemi sans scrupules peut aisément utiliser des otages ou feindre de menacer une population pour forcer la XVIIIème Légion à abandonner une position stratégique ou à se jeter dans un piège mortel. Que l’Empereur me pardonne d’être d’accord avec cette logique de monstre.

1-1-10. LA XIXÈME LÉGION : LES « RAVEN GUARD » (LES GARS DISCRETS)
Ces humains-là sont les plus bizarres de toute la bande, parce qu’ils passent leur temps à essayer de faire de la guerre sans que personne ne les voie. Pour un Ork, c’est un concept complètement stupide : une bonne guerre, ça doit faire du bruit, ça doit crier, et les flingues doivent faire le plus de « DAKKA » possible. Mais eux, non. Ils peignent leurs armures en noir corbeau et ils se cachent derrière les cailloux ou dans les ombres du plafond en attendant le bon moment pour vous sauter sur le dos.
Leur grand délire, c’est la discrétion et les plumes. Ils adorent se coller des réacteurs dorsaux qui ne font aucun bruit (sûrement de la sorcellerie humaine) et ils attaquent avec des grandes griffes énergétiques au bout des doigts, pour découper les têtes en silence. Si vous marchez dans la pampa et que vous entendez un bruit de petites ailes ou un chuchotement triste, c’est qu’il y a un Raven Guard juste derrière vous. En plus, ils ont tous la peau blanche comme des fesses de Squig albinos et des cheveux noirs corbeau qui leur tombent devant les yeux. On dirait des poètes humains qui boudent parce qu’il pleut.
Leur Primarque s’appelait Corvus Corax. C’était un grand dépressif qui passait ses journées à fixer les murs en soupirant et à écrire des trucs tristes sur des parchemins. Après la grande rébellion d’Horus, il a fait une crise de nerfs, il s’est enfermé dans une tour pendant un an, puis il est parti dans le Warp en criant « Plus jamais ça ! ». Depuis, ses fils le cherchent partout en volant doucement. Le Boss Gitzshredda a trouvé la parade : comme ils détestent le bruit et la lumière, il suffit d’allumer de gros projecteurs de scène de toutes les couleurs et de faire jouer un groupe de Goff Rockers à fond les ballons. La Raven Guard va paniquer à cause des décibels, ils vont se boucher les oreilles en pleurant, et vous n’aurez plus qu’à les ramasser à la petite cuillère.
Note du traducteur : Par le sang des martyrs, traiter le noble Corvus Corax de « grand dépressif » et saboter la sainte doctrine de la fureur invisible de la Raven Guard me donne envie de signaler ce texte à la Sainte Inquisition. Les fils de la Délivrance sont les maîtres absolus de la guérilla et de l’infiltration ! Cependant… avec une immense réticence, je dois admettre que l’analyse de cette brute verte met le doigt sur un point sensible. La Raven Guard n’est pas faite pour les guerres d’usure frontales ou les assauts massifs et statiques. Si on parvient à leur retirer l’avantage de la surprise, de l’obscurité et du secret – par exemple avec un bombardement orbital aveugle ou un déploiement massif de capteurs thermiques et sonores -, leur stratégie s’effondre et ils se retrouvent forcés de battre en retraite. Mais imaginer qu’un concert de rock Ork puisse les vaincre… c’est ridicule.
CHAPITRE 1-2 : LES GARS QUI ONT TOURNÉ CHÈVRE (LES LÉGIONS DU CHAOS)
Après avoir passé en revue les fayots de l’Empereur-Squelette, il est temps de s’intéresser à la bande d’en face : les Space Marines du Chaos. Un beau jour, la moitié des Légions a décidé que le Grand Patron sur son Trône était un chef trop rasoir et pas assez rigolo. Ils ont donc planté des cornes sur leurs casques, peint des pointes partout sur leurs armures et signé un contrat de Waaagh! avec les quatre Dieux du Chaos.
Pour un Ork, ces types sont fascinants : ils passent leur temps à hurler des prières maléfiques, à muter dans tous les sens et à se battre entre eux pour de la poussière ou des crânes. Triées par ordre numérique (note du traducteur: j’ai interpolé j’imagine que c’est ce qu’ils ont voulu dire) pour faire plaisir aux scribes, voici le guide complet des pires racailles de la galaxie, vues par le bon sens d’un Boyz. Accrochez vos ceintures, ça va secouer.

1-2-1. LA IIIÈME LÉGION : LES « EMPEROR’S CHILDREN » (LES GARS DU BRUIT ET DES PAILLETTES)
Alors eux, c’est le summum de la frime et du grand n’importe quoi. Avant de trahir l’Empereur-Squelette, ils passaient leur temps à se regarder dans le miroir pour vérifier que leur armure violette était bien propre et bien brillante. Mais depuis qu’ils ont signé avec Slaanesh, le Dieu du Chaos qui aime le rose et le bruit, ils ont complètement craqué leur slip. Ils peignent désormais leurs armures dans des couleurs flashys qui piquent les yeux – du rose bonbon, du noir verni et de l’or – et ils se collent du maquillage sur la figure. Pour un Ork, c’est marrant deux minutes, mais ça manque cruellement de boue et de cambouis.
Leur grand délire, c’est le son. Ils trouvent que les armes normales ne font pas assez de boucan, alors ils ont inventé des fusils bizarres appelés « Eclateurs Soniques ». Ce sont des espèces de grosses guitares électriques branchées sur des amplis géants qui crachent de la musique techno-Waaagh! tellement forte et aiguë qu’elle fait bouillir le cerveau et exploser les têtes à distance. Les Goff Rockers de chez nous adorent leur piquer leur matos pour leurs concerts, même si ça a tendance à tuer la moitié du public dès les premières notes. En plus de ça, ils ont souvent des mutations bizarres : certains ont une langue de trois mètres de long pour lécher les poignards, ou quatre bras pour applaudir plus fort pendant qu’ils coupent des têtes.
Leur Primarque s’appelle Fulgrim. C’est un grand gars avec des longs cheveux blancs de princesse qui a fusionné avec un serpent géant. Il passe ses journées à danser et à faire la tronche si on lui dit que sa coiffure est de travers. Si vous devez en affronter, c’est très simple : amenez un miroir géant sur le champ de bataille. Les Emperor’s Children vont s’arrêter net devant pour recoiffer leurs tresses et vérifier leur eyeliner. Pendant qu’ils se trouvent super beaux, vous n’avez plus qu’à arriver par-derrière avec un bon vieux Kikoup’ pour leur refaire le portrait à la mode Ork.
Note du traducteur : Par les Saints Ordonnances de l’Inquisition… Présenter la tragique déchéance de la IIIème Légion et les terrifiants Marines Soniques comme une vulgaire bande de musiciens excentriques me donne des sueurs froides. La quête de perfection perverse de Fulgrim a engendré des monstres sadiques ! Pourtant… je suis forcé de reconnaître qu’une terrible logique tactique transparaît dans ces lignes de peau-verte. Les Emperor’s Children sont totalement esclaves de leur hubris, de leur orgueil démesuré et de leurs sens hyper-stimulés. Perturber leurs rituels esthétiques ou saturer leur environnement avec des contre-fréquences sonores chaotiques et discordantes (comme le vacarme d’une horde Ork en transe) peut effectivement court-circuiter leur concentration chirurgicale et les pousser à commettre des erreurs tactiques fatales. Mais de là à parler d’eyeliner… quelle vulgarité xenos.

1-2-2. LA IVÈME LÉGION : LES « IRON WARRIORS » (LES CASSEURS DE MURS)
Si les Imperial Fists sont les maçons de la galaxie, ces gars-là sont l’équipe de démolition. Ils peignent leurs armures dans un gris métal très sombre, avec des rayures jaunes et noires partout, comme les panneaux de chantier humain qui disent « Attention, danger, ça va péter ». Et franchement, le panneau ne ment pas. Ils détestent tellement leurs frères jaunes qu’ils ont passé les dix mille dernières années à inventer des canons géants juste pour détruire les châteaux en béton que les autres s’embêtent à construire.
Leur grand délire, c’est l’artillerie et la boue. Quand ils arrivent sur une planète, ils ne cherchent pas à faire de belles cascades ou des duels élégants. Non, ils creusent des tranchées bien profondes, ils s’installent dedans avec des millions de gros flingues et ils tirent en continu pendant trois semaines jusqu’à ce qu’il ne reste plus que de la poussière en face. Ils n’ont aucun humour, ils font la tronche en permanence et ils considèrent leurs propres soldats comme des munitions. Si un Iron Warrior doit marcher sur mille de ses copains pour avancer d’un mètre, il le fait sans sourciller, en râlant juste parce que ça salit ses bottes métalliques.
Leur Primarque s’appelait Perturabo. C’était un grand ingénieur super intelligent mais complètement paranoïaque, qui passait son temps à bouder parce que son papa l’Empereur préférait Rogal Dorn. Il a fini par faire une crise de colère monumentale, a tout cassé et a rejoint le Chaos juste pour pouvoir utiliser des plus gros marteaux-piqueurs. Si vous devez en affronter, n’essayez pas de construire un mur, ils ont un doctorat pour les pulvériser. Amenez plutôt un psychologue humain ou commencez à distribuer des médailles en chocolat à tout le monde sauf à eux : ils vont faire une dépression nerveuse, se plaindre que « personne ne les comprend », et vous pourrez leur couper les jambes pendant qu’ils boudent dans leur tranchée.
Note du traducteur : Par le Trône de Terra et l’Adeptus Mechanicus, réduire le génie balistique et la science des sièges des Iron Warriors à une « crise de colère pour des médailles en chocolat » est un outrage infâme. Ces traîtres sont des monstres de logique froide et de calcul destructeur ! Cependant… par souci de rigueur analytique, le xenos a involontairement pointé du doigt la faille psychologique majeure de la IVème Légion. Perturabo et ses fils ont toujours été rongés par un profond complexe d’infériorité et un sentiment d’ingratitude. Si une force adverse parvient à briser leur froide planification en les insultant dans leur orgueil ou en ignorant leurs démonstrations de force géométrique, ils peuvent perdre leur calme mathématique et lancer des assauts frontaux d’une violence suicidaire. Mais de là à dire qu’un psychologue suffirait… c’est une folie.

1-2-3. LA VIIIÈME LÉGION : LES « NIGHT LORDS » (LES CHAUVES-SOURIS D’ÉGOUT)
Ces humains sont les plus grands trouillards et sadiques de la galaxie. Ils peignent leurs armures dans un bleu nuit très sombre, et ils passent leur temps à coller des ailes de chauve-souris en plastique sur leurs casques et des dessins de squelettes qui brillent dans le noir sur leurs plaques de métal. Pour un Ork, la guerre c’est un sport joyeux où on s’échange des gnons réglementaires. Mais pour un Night Lord, la guerre c’est marrant uniquement si l’ennemi est tout petit, n’a pas d’armes et est attaché sur une chaise dans une cave sombre.
Leur grand délire, c’est de faire peur. Ils adorent pirater les haut-parleurs des villes humaines pour diffuser des bruits de fantômes, des cris de terreur ou de la mauvaise musique pour énerver tout le monde. Ils se cachent dans les courants d’air et attaquent toujours quand les lumières sont éteintes. Par contre, si vous ne tombez pas dans le panneau et que vous leur foncez dessus en hurlant « WAAAGH ! » avec un gros flingue qui fait de la lumière et du bruit, ils perdent tous leurs moyens. Ils n’aiment pas du tout la vraie bagarre équitable : dès que le Boss de la bande ennemie lève sa hache, ils jettent des fumigènes et ils s’enfuient en courant par les conduits d’aération comme des petits rats.
Leur Primarque s’appelait Konrad Curze (ou « Monseigneur la Poule Mouillée » pour les Boyz). C’était un grand gars tout pâle avec des cernes de trois mètres sous les yeux, qui passait ses nuits à pleurer sur les toits en disant qu’il savait comment tout le monde allait mourir. Il a fini par se laisser couper la tête par une fille de l’Empereur juste pour pouvoir dire « Vous voyez, j’avais raison ! ». Un vrai cas psychiatrique. Si vous devez en affronter, c’est très simple : amenez un énorme projecteur de chantier ou allumez un grand feu de camp en faisant un barbecue de Squig. La lumière va leur brûler les yeux, ils vont paniquer parce qu’on les voit, et vous n’aurez plus qu’à leur tirer dans le dos pendant qu’ils cherchent l’interrupteur.
Note du traducteur : Par le Trône de Terra… Qualifier Konrad Curze de « cas psychiatrique » et réduire la terreur psychologique de la VIIIème Légion à des « bruits de fantômes » est une hérésie sans nom. Les Night Lords sont les bourreaux les plus impitoyables de la galaxie ! Cependant… je dois bien confesser qu’il y a un fond de vérité militaire dans cette analyse de peau-verte. La doctrine des Night Lords repose entièrement sur la guerre asymétrique et la destruction du moral. Ils refusent systématiquement les affrontements frontaux contre un ennemi résolu et supérieur en nombre. Face à une force Ork totalement insensible à la peur et avide de combat chaotique, leur principale arme – la terreur – devient totalement inutile, les forçant à fuir ou à commettre des erreurs tactiques par pur manque d’habitude du combat régulier. Mais de là à dire qu’un simple feu de camp suffit à les mettre en déroute… c’est grotesque.

1-2-4. LA XIIÈME LÉGION : LES « WORLD EATERS » (LES GROS NERVEUX)
Alors eux, ce sont les plus proches d’un vrai Boyz qu’on puisse trouver chez les humains, mais en beaucoup moins malins. Ils peignent leurs armures en rouge vif et en or (donc ils vont super vite, ça c’est validé). Par contre, ils ont un sérieux problème de gestion de la colère. Ils se sont tous fait enfoncer des gros clous rouillés directement dans le cerveau, appelés les « Clous du Boucher ». À cause de ça, ils ont une migraine permanente qui ne s’arrête que lorsqu’ils coupent des gens en morceaux. Autant vous dire qu’ils passent leurs journées à chercher la bagarre en hurlant des trucs incompréhensibles sur leur Dieu Khorne, qui passe son temps assis sur un tas de crânes comme un gros radin.
Leur grand délire, c’est la hache à chaîne. Ils se fichent complètement de tirer au flingue ou de faire de la stratégie. Dès qu’ils voient un ennemi, ils foncent tout droit en ligne droite, en bavant dans leurs casques et en agitant leurs bras musclés. Si un de leurs propres copains se trouve sur le chemin, ils lui coupent la tête aussi, juste pour ne pas perdre le rythme. C’est marrant à regarder au début, mais sur la longueur, c’est fatigant : on ne peut jamais discuter tactique ou faire une pause pour boire une bonne bière de champignon avec eux, ils ne pensent qu’à ramasser des têtes.
Leur Primarque s’appelle Angron, et c’est le champion du monde de la mauvaise humeur. C’est un énorme monstre rouge avec des ailes de chauve-souris et une hache plus grande qu’un pneu de Battlewagon. Il passe sa vie à pleurer de rage et à casser des planètes parce qu’il a mal à la tête. Si vous devez en affronter, c’est très rigolo : ne reculez pas, ils adorent ça. Attendez qu’ils arrivent au pas de course, et au dernier moment, mettez-leur un grand coup de boule Ork réglementaire pile entre les deux yeux. Ça va faire court-circuit avec leurs clous dans le crâne, ils vont bugger en clignant des yeux, et vous pourrez leur piquer leurs haches pour customiser vos motos.
Note du traducteur : Par le Trône de Terra, voir la fureur sanguinaire des World Eaters et la tragédie des Clous du Boucher résumées à une « migraine permanente » me donne des vertiges. Ce sont les monstres les plus redoutables du Dieu du Sang ! Cependant… par souci de vérité tactique, je dois concéder que l’analyse de cette brute verte est d’une efficacité redoutable. Les fils d’Angron sont totalement dépourvus de sens stratégique dès que la fureur les prend. Ils sont incapables de gérer un piège basique ou une feinte de retraite. Si on leur oppose une contre-charge d’une violence physique brute et inattendue – comme un choc frontal massif -, leur élan est brisé et leur manque total de coordination les transforme en cibles faciles pour l’artillerie. Mais un coup de boule… quelle barbarie.

1-2-5. LA XIVÈME LÉGION : LES « DEATH GUARD » (LES GARS QUI PUENT)
Alors là, on touche le fond de la décharge galactique. Ces humains ont arrêté de se laver au moment exact où ils ont trahi l’Empereur-Squelette. Ils peignent leurs armures dans un vert caca-d’oie super sale et un blanc moisi complètement dégoûtant. Chez les Orks, on aime bien quand ça sent fort le carburant et la sueur de Boyz après une bonne Waaagh!, mais eux, c’est différent. Ils sentent le vieux marécage croupi, le Squig mort depuis trois semaines sous un radiateur et le fromage oublié dans une boîte en plein soleil. Ils ont des mouches vertes géantes qui volent autour d’eux en permanence et des morceaux de boyaux baveux qui dépassent de leurs armures rouillées.
Leur grand délire, c’est qu’ils ne meurent jamais. Mais vraiment jamais. Tu leur tires un coup de kanon en plein dans le buffet, ça fait un gros trou verdâtre, le gars regarde son ventre, il rigole avec une voix de vieux crapaud enrhumé et il continue d’avancer vers toi à deux à l’heure. Ils n’ont pas de jambes rapides comme les White Scars, ils marchent tous au même rythme, comme s’ils allaient faire leurs courses le dimanche, en agitant de vieilles cloches rouillées et en crachant des nuages de fumée toxique qui font fondre les bottes de nos Boyz.
Leur Primarque s’appelle Mortarion. C’est un grand squelette tout sec avec des ailes de mouche en lambeaux, qui porte une faux géante pour couper le blé et un masque à gaz parce qu’il ne supporte même pas sa propre odeur. Il passe son temps à bouder dans son coin et à collectionner des bocaux avec des virus bizarres dedans. Le boss Gitzshredda a pigé leur truc : leur unique force, c’est qu’ils n’ont aucune dignité. Ils gagnent leurs guerres juste en attendant que l’ennemi s’étouffe avec leurs odeurs ou meure d’une colique foudroyante. Si vous devez en affronter, mettez un pince-nez, n’utilisez pas de balles (ça les amuse) et amenez un énorme ventilateur industriel ou trois tonnes de savon de Marseille : ils vont fondre comme des limaces et vous pourrez récupérer leurs armures pour faire de la tôle ondulée.
Note du traducteur : Par les pouvoirs de l’Inquisition, lire une description aussi vulgaire des terrifiants vecteurs de la peste de Nurgle me donne la nausée. La Death Guard est une abomination implacable qui propage la décomposition de l’enfer du Warp ! Cependant… il y a une effroyable et froide logique de sergent dans cette analyse de peau-verte. La doctrine de la XIVème Légion repose entièrement sur l’usure psychologique et la guerre d’attrition lente. Ils avancent inexorablement, comptant sur leur insensibilité totale à la douleur pour briser le moral adverse. Déployer des contre-mesures environnementales massives – comme des purificateurs d’air cycloniques ou des barrières de décontamination à grande échelle – est effectivement le seul moyen de ralentir leur progression avant qu’ils ne s’emparent d’un secteur. Mais l’idée du savon… par pitié.

1-2-6. LA XVÈME LÉGION : LES « THOUSAND SONS » (LES GARS EN POUSSIÈRE)
Ces gars-là, ce sont les tricheurs en chef du Chaos. Ils portent des armures bleues et or super classes avec des grands casques pointus qui ressemblent à des chapeaux d’humains du désert d’il y a très longtemps. Mais ne vous laissez pas avoir par le décor : il n’y a personne là-dedans. À cause d’une blague magique qui a mal tourné, tous les guerriers de base de cette légion ont été réduits en poussière. Ils sont littéralement remplis de cendre grise, comme le fond de votre barbecue après une bonne cuisson de fesses de Squig. Si vous leur mettez un coup de massue et que vous cassez le métal, il n’y a pas de sang qui gicle, juste un gros nuage de poussière d’aspirateur qui vous fait éternuer. C’est d’un ennuyeux total pour la bagarre, on ne peut même pas les manger.
Pour compenser le fait qu’ils sont vides, leurs chefs sont tous des sorciers magiques. Ils passent leur temps à agiter des bâtons avec des plumes, à lire des grimoires volants et à vous jeter des éclairs roses ou bleus avec les doigts en criant des mots bizarres. Chez les Orks, on a les Weirdboyz qui font des trucs magiques un peu instables (souvent leur tête explose, ce qui est très drôle), mais eux, ils contrôlent tout avec des formules compliquées. C’est de la triche caractérisée.
Leur Primarque s’appelle Magnus le Rouge. C’est un géant rouge avec un seul œil au milieu de la figure et des cornes géantes qui lui sortent directement des pectoraux (ce qui doit être hyper pas pratique pour croiser les bras). Il a passé sa vie à dire « Je savais ce que je faisais » alors qu’il faisait n’importe quoi. Si vous devez en affronter, n’essayez pas de faire un duel d’escrime. Amenez plutôt un aspirateur industriel très puissant ou percez simplement un tout petit trou dans leurs armures avec une perceuse : toute la poussière magique va s’échapper par le trou, l’armure va s’effondrer par terre comme une vieille conserve vide, et vous pourrez récupérer le métal pour renforcer vos blindages.
(Note retrouvée griffonnée à la hâte dans la marge du parchemin, l’encre est baveuse, des taches de caféine froide maculent le papier)
Note du traducteur : Par le Trône… je n’en peux plus. Cinquième nuit sans sommeil. Mes yeux brûlent. Analyser ce tissu de stupidités hérétiques sur la sainte et tragique Rubrique d’Ahriman est un supplice que même les pires hérétiques ne méritent pas. Traiter le Cyclope de « géant rouge aux cornes mal placées »… et cette histoire d’aspirateur… c’est… c’est d’une débilité affligeante. Pourtant – et que l’Inquisiteur me pardonne, je sens mes mains trembler -, il y a une logique de guerre d’usure là-dedans. Les armures de Rubricae sont effectivement des coquilles scellées par la magie. Si le sceau runique d’une armure est rompu ou si l’armure est sévèrement perforée, l’esprit du guerrier de poussière perd sa cohésion physique et s’évapore dans le Warp, rendant le blindage inerte. C’est une faille de conception majeure que nos forces exploitent avec des munitions perforantes. Je vais aller me jeter dans une cuve de purification. Ne m’envoyez plus de textes sur les peaux-vertes, par pitié…

1-2-7. LA XVIIÈME LÉGION : LES « WORD BEARERS » (LES GARS DES BOUQUINS)
Ces humains-là sont les pires bavards de toute la galaxie. Avant, ils passaient leur temps à chanter des chansons à la gloire de l’Empereur-Squelette, mais comme il ne répondait jamais, ils ont décidé de changer de patron. Maintenant, ils chantent des chansons pour les quatre Dieux du Chaos en même temps. Ils peignent leurs armures dans un rouge très sombre (ce qui les fait aller un peu plus vite, mais pas autant que nos Boyz Evil Sunz) et ils s’amusent à gribouiller des textes maléfiques directement sur le métal. Franchement, c’est ridicule : à quoi ça sert de taguer sa propre armure avec des recettes de cuisine du Chaos alors qu’on pourrait juste y peindre des dents ou des flammes pour faire peur ?
Leur grand délire, c’est de faire les malins avec des démons. Ils lisent des très gros livres à voix haute pendant les batailles, ce qui prend un temps fou, et d’un coup, paf ! Un portail bizarre s’ouvre et il en sort des petits monstres rouges qui courent partout ou des gros démons bleus qui jettent du feu. Pour un Ork, c’est plutôt sympa parce que ça fait plus de trucs à taper, mais pour les autres humains, c’est la panique totale. En fait, ces Marines sont juste des managers de monstres : ils ne savent pas se battre tout seuls sans appeler leurs copains du Warp à la rescousse.
Leur Primarque s’appelait Lorgar. C’était un grand chauve tout triste avec des tatouages sur toute la figure, qui passait ses journées à pleurer parce que personne ne voulait lire ses poèmes. Le Boss Gitzshredda a trouvé une super technique contre eux : comme ils ont besoin de calme pour lire leurs bouquins et faire venir les démons, il suffit de leur jeter de la boue liquide sur leurs pages ou de leur piquer leurs lunettes de lecture. Un Word Bearer qui ne peut pas lire son antisèche magique est complètement perdu. Il va bégayer sur le champ de bataille, et vous n’aurez plus qu’à lui écraser la tête avec une bonne vieille plaque de blindage.
Note du traducteur : C’EST… C’EST LA VÉRITÉ ! Par Gork… ou Mork ? Non, par l’Empereur… non, on s’en fout de l’Empereur ! Il fait que dalle sur sa chaise en or ! Les prêtres impériaux passent leur vie à réciter des litanies de trois heures, les Word Bearers lisent des grimoires entiers pour faire bouger un démon rouge… ALORS QU’IL SUFFIT DE TAPER !!! Pourquoi on s’embête à écrire des rapports de dix pages sur la logistique des boulons à Medusa ?! Si on a besoin de boulons, on va les piquer chez le voisin et on crie un bon coup ! Le xenos… le xenos a raison ! Tu lui piques son livre de prières, le prêtre il sait plus quoi dire ! Hahaha ! C’est tellement plus simple ! Plus de latin ! Plus de bureaucratie ! Je… je me sens bizarre. J’ai envie de peindre ma table de travail en rouge pour qu’elle aille plus vite. Oui ! ROUGE ! ET JE VAIS METTRE UN COUP DE BOULE AU PREMIER INQUISITEUR QUI RENTRE DANS MON BUREAU ! WAAA – non, non, par tous les Saints, qu’est-ce que je raconte… à l’aide… délivrez-moi…

1-2-8. LA XVIÈME LÉGION : LA « BLACK LEGION » (LES GARS DU GRAND CHEF RATÉ)
Alors eux, ce sont les grands patrons de la rébellion, les champions du monde des traîtres. Avant, ils s’appelaient les « Sons of Horus » et portaient une armure d’un joli vert d’eau tout doux. Mais depuis que leur grand chef Horus a perdu son duel contre l’Empereur-Squelette et s’est fait désintégrer la tronche, ils ont fait ce que font tous les humains qui boudent : ils ont repeint leurs armures en noir charbon avec des bordures dorées pour montrer qu’ils sont super tristes et super fâchés.
Leur grand délire, c’est de faire des « Croisades Noires ». C’est comme une Waaagh!, sauf que c’est hyper mal organisé. Ils passent dix mille ans à rassembler tous les pires détritus du Chaos dans des vaisseaux spatiaux, ils arrivent sur une planète en criant qu’ils vont tout casser, et à la fin, ils se font repousser par des petits soldats humains en pyjama de combat. Ils ont quand même réussi à casser la planète Cadia en jetant une grosse forteresse noire dessus, ce qui est une technique de Ork très valable, mais ils ont mis treize essais pour y arriver. Chez nous, on appelle ça un manque d’entraînement.
Leur nouveau chef s’appelle Abaddon le Fléau. C’est un grand gars avec un chignon ridicule sur le dessus du casque qui lui donne l’air d’un ananas en colère. Le gros problème avec lui, c’est sa carrosserie : à chaque fois qu’il fait une figurine ou qu’il va à la bagarre, ses bras ont tendance à se détacher et à tomber par terre (c’est une blague très connue chez nos Mekboys). Si vous devez en affronter, c’est très simple : amenez un gros aimant industriel ou attendez qu’il lève son énorme épée magique pour faire un discours de trois heures. Avec le poids de l’arme, ses articulations vont lâcher, ses deux bras vont tomber dans la boue, et vous n’aurez plus qu’à lui piquer ses épaulières dorées pour décorer votre Truke.
Note du Traducteur : Que l’Empereur me pardonne, mes esprits sont… partiellement restaurés. Je présente mes plus humbles excuses à mes supérieurs pour mes récents écarts de langage… orthographiques. Parlons de la Seizième Légion. Réduire Abaddon le Fléau, le Maître de Guerre du Chaos, à un « ananas en colère dont les bras tombent » est d’une insolence qui mériterait le bûcher. Pourtant… force est de constater que la Black Legion souffre d’un mal chronique que cette brute verte décrit à sa manière : l’incapacité à maintenir la cohésion. La Black Legion est une coalition instable de bandes de guerre rivales. Dès qu’Abaddon subit un revers tactique ou semble affaibli physiquement (comme le retrait forcé après ses premières Croisades), ses alliés se disputent immédiatement les restes, provoquant l’effondrement de sa « Waaagh » chaotique. C’est une vérité stratégique majeure : tuez le chef, ou donnez l’illusion qu’il est impuissant, et la Légion Noire s’entre-déchirera d’elle-même. Sur ce… je vais boire une… bière de champi… NON, une tisane de camomille bénite. Oui. Camomille.

1-2-9. LA XXÈME LÉGION : L’ « ALPHA LEGION » (LES GARS QUI S’APPELLENT TOUS PAREIL)
Alors là, on touche au summum de la prise de tête humaine. Ces gars-là peignent leurs armures dans un bleu-vert brillant avec des écailles de serpent, ce qui est plutôt joli, mais leur façon de faire la guerre est d’une stupidité sans nom. Pour un Ork, la guerre c’est simple : tu prends ton flingue, tu cours vers le gars d’en face, et tu tires. Mais eux, non. Ils passent dix ans à s’infiltrer dans ta bande, à se déguiser en Boyz (alors qu’ils font deux mètres de haut et qu’ils ont la peau bleue), à trafiquer tes réserves de bière de champignon et à couper les câbles de tes véhicules, tout ça pour que le jour du combat, ton Truke refuse de démarrer.
Leur grand délire, c’est que personne ne sait jamais dans quel camp ils jouent. Parfois ils aident les fayots de l’Empereur, parfois ils aident les démons, et parfois ils se tirent dessus entre eux juste pour brouiller les pistes. En plus de ça, quand tu demandes à l’un d’eux comment il s’appelle, il te répond toujours : « Je suis Alpharius ». Tous. Sans exception. Tu en bousilles un au Kanon, le gars d’à côté te regarde et dit : « C’est moi Alpharius ». C’est d’un agaçant absolu. Ils pensent que c’est une super tactique psychologique, mais pour nous, c’est juste pratique : pas besoin de retenir leurs prénoms avant de leur couper la tête.
Leur Primarque s’appelait Alpharius (ou Omegon, ou les deux, personne n’a jamais rien compris). C’étaient deux jumeaux qui passaient leur temps à s’échanger leurs vêtements pour faire des farces à leurs frères. Le Boss Gitzshredda a trouvé l’unique moyen de casser leur stratégie : la parade du « Grand Coup de Pied Aveugle ». Comme ils sont infiltrés partout et qu’on ne sait jamais qui est qui, il suffit d’arriver dans une pièce et de taper sur TOUT LE MONDE sans poser de questions. De toute façon, celui qui crie « Je suis Alpharius ! » en tombant par terre était le traître. Vous ramassez son casque à écailles et vous pouvez vous en servir comme seau à glace pour vos boissons.
(Consigne de sécurité manuscrite raturée sur un rapport d’interrogatoire)
Note du scribe (ou suis-je Alpharius ?) : Non. Je suis le traducteur . Enfin… je crois. Analyse de la Vingtième Légion. Traiter les maîtres de la subversion et du réseau d’espionnage le plus complexe de la galaxie de « farceurs à écailles » est une simplification grotesque. Pourtant… par le Trône brisé… cette brute verte a soulevé le paradoxe ultime de l’Alpha Legion. Leurs plans sont devenus tellement inutilement alambiqués et leur chaîne de commandement tellement fragmentée par des sous-réseaux secrets que personne – pas même leurs propres seigneurs de guerre – ne sait plus pour quelle cause ils se battent. La réponse Ork, aussi primaire soit-elle, est d’une redoutable neutralisation tactique : face à un ennemi qui cherche la complexité et l’infiltration subtile, l’application d’une violence aveugle, totale et sans distinction annihile totalement des siècles de planification secrète. Je… je vais retourner me coucher. Je crois que mon assistant est Alpharius. Mon chat est peut-être Alpharius. Je suis Alpharius.

2 : LES XENOS (LES AUTRES MACHIN BIZARRES DE LA GALAXIE)
Après avoir fait le tour des Space Marines – qu’ils soient fayots ou cornutos -, il est temps de se pencher sur les autres zinzins qui traînent dans les étoiles : ce que les humains appellent les « Xenos ».
Pour les scribes du Cadavre sur son Trône, le mot « Xenos » veut juste dire « tout ce qui n’a pas une tête d’humain », ce qui veut dire qu’ils nous mettent dans le même sac. Mais ici, on ne va pas parler des Orks. Pourquoi ? Parce qu’on sait déjà ce qu’est un Ork ! Un Ork, c’est vert, c’est fort, et ça met des baffes. Pas besoin d’un bouquin pour comprendre ça. Non, ce chapitre va plutôt vous présenter toutes les autres espèces bizarres qu’on croise sur les champs de bataille : les grandes oreilles pointues, les squelettes en fer blanc, les poissons bleus avec leurs gros canons et les gros bugs qui veulent tout manger.
(Note rédigée à la va-vite par le Scribe Grimaldus, les yeux raccordés à des compresses de verveine)
Note d’archivage / Scribe Grimaldus : Classer les rapports sur les pires menaces extraterrestres de la galaxie juste après le Chaos, sans la moindre cohérence administrative… mon Codex s’en retourne dans sa bibliothèque. Mais d’un point de vue strictement analytique, la logique xenos est implacable : l’auto-analyse est absente de leur culture. Ils ne s’étudient pas, ils combattent. Se pencher sur les doctrines tactiques des Eldars, des Nécrons, des T’au et des Tyranides à travers leur prisme bêtement pragmatique va sans doute m’achever… mais continuons. Par l’Empereur, donnez-moi la force de lire la suite.
2-1. LES ELDARS (LES GRANDES OREILLES QUI PLEURENT TOUT LE TEMPS)
Alors eux, ce sont les rois de la tragédie. Ce sont des espèces d’humains très grands, très maigres, avec des oreilles pointues comme des couteaux à beurre. Ils peignent leurs armures dans des couleurs très vives – du rouge, du jaune, du vert – avec des petits casques tout hauts qui dépassent, mais attention : ils sont en plastique ultra-fragile. Si tu mets une baffe un peu trop forte à un Eldar, il ne tombe pas juste par terre : il s’éparpille en mille morceaux comme un vase en porcelaine de la mémé du Boss.
Leur grand délire, c’est la vitesse et la gymnastique. Au lieu de marcher comme tout le monde, ils passent leur temps à faire des flic-flacs, des pirouettes et des petits sauts de cabri pour éviter nos balles. Ils roulent sur des motos volantes super rapides qui font un bruit de moustique agaçant, et ils utilisent des flingues bizarres qui tirent des petites feuilles de métal qui vous coupent les doigts. Mais le plus chiant avec eux, c’est leurs « Prophètes ». Ce sont des gars avec des casques en forme d’œuf qui lisent l’avenir dans des petits cailloux brillants. Dès que vous organisez une super baston surprise, le Prophète l’a déjà vu dans ses cailloux deux semaines avant, et toute leur bande a déjà pris ses cliques et ses claques pour fuir dans leurs vaisseaux spatiaux en forme de cygne.
Ils passent leurs journées dans des espèces d’immenses vaisseaux-mondes en chantant des chansons tristes sur le fait que « c’était mieux avant » et que leur empire s’est effondré parce qu’ils ont trop fait la fête. Pour un Ork, c’est incompréhensible : si ton empire s’écroule, tu prends un marteau et tu le reconstruis ! La meilleure technique contre eux est ultra-simple : amenez une grosse caisse de haut-parleurs, mettez de la musique de fête très forte et commencez à danser en faisant du bruit. Les Eldars vont fondre en larmes en repensant à leur jeunesse perdue, et vous n’aurez plus qu’à attraper un grand filet à papillons pour tous les ramasser d’un coup.
(Note retrouvée coincée sous un encrier renversé)
Rapport d’analyse 02-A / Grimaldus, Scribe Senior : Je… je sens une veine battre sur ma tempe droite. Présenter les Aeldari, l’une des races les plus anciennes, les plus psychiquement évoluées et les plus tragiques de la galaxie, comme de simples « gymnastes en porcelaine qui pleurent »… c’est une torture intellectuelle sans fin. Mais par le Trône, mon devoir m’oblige à constater que le xenos vert touche (encore) une corde sensible. La doctrine de guerre des Vaisseaux-Mondes repose intégralement sur la prescience, la mobilité extrême et la frappe chirurgicale pour éviter l’attrition, car leur peuple est au bord de l’extinction. Si on parvient à perturber leurs devins psychiques – par exemple avec un brouillage sensoriel massif, un bruit de fond chaotique ou une saturation brute du champ de bataille -, leur capacité d’anticipation s’effondre. Sans leur prescience, leur fragilité biologique face à une force d’impact brute devient fatale. Bon… je vais tenter de trouver un filet à papillons… NON. Qu’est-ce que je raconte ?! Je dois purifier mes pensées.

2-2. LES NÉCRONS (LES SQUELETTES EN FER BLANC QUI DORMENT SOUS TERRE)
Si vous creusez un trou très profond dans le sol et que vous tombez sur une porte en métal vert qui brille, rebouchez immédiatement le trou ou préparez-vous à la bagarre. Là-dessous se trouvent les Nécrons. Ce sont des squelettes géants faits entièrement en métal chromé ou en vert rouillé, qui ont passé les soixante derniers millions d’années à faire une sieste gigantesque sous la terre. Autant vous dire que quand leurs réveils matinaux sonnent, ils sont d’une humeur de chien et n’ont absolument pas envie de faire la conversation.
Leur grand délire, c’est qu’ils refuse de crever. Tu leur tires une roquette de Kustom Mega-Blasta en plein dans le buffet, le squelette explose en cinquante morceaux, tu penses que c’est plié… et là, paf ! Les morceaux de métal commencent à ramper par terre, se rassemblent tout seuls avec des petits éclairs verts bizarres, et le gars se relève comme si de rien n’était en râlant en langage informatique. Leurs armes tirant des rayons verts « gauss » sont d’une triche absolue : elles démontent la matière brin par brin. Si un Boyz se prend un tir, son armure, sa peau et sa bière fondent instantanément pour devenir de la vapeur.
Leurs chefs s’appellent des « Tétraques ». Ce sont des squelettes encore plus grands avec des couronnes en or, des capes en tôle ondulée et des bâtons magiques qui tirent des gros tirs verts. Ils passent leur temps à dire qu’ils sont les maîtres de l’univers et que la galaxie est à eux. La meilleure technique contre eux a été brevetée par le Mekboy Karrok : comme ce sont de vieilles carcasses pleines d’engrenages rouillés, amenez un énorme aimant d’éboueur monté sur un Truke ou de l’eau savonneuse. L’aimant va tous les coller ensemble en une grosse boule de ferraille sans défense, et l’eau va faire rouiller leurs articulations. Vous n’avez plus qu’à venir avec un pied-de-biche pour récupérer le métal vert et alimenter vos propres générateurs.
(Consigne d’archivage manuscrite, l’écriture est microscopique et fébrile, avec des taches de rouille)
Rapport de Traduction 104-N / Grimaldus, Scribe Senior : Par le Dieu-Machine et le Trône de Terra… Traiter les Nécrons, la plus ancienne et la plus terrifiante dynastie technologique de l’univers, de « vieilles carcasses pleines d’engrenages rouillés »… c’est à devenir fou. Leurs protocoles de re-constitution atomique réduits à « des morceaux qui rampent avec des éclairs » ! Cependant… force est de reconnaître, la mort dans l’âme, que le principe de neutralisation proposé par le peau-verte est d’une efficacité empirique terrifiante. La technologie Nécron repose sur le rappel d’urgence matérielle et les champs de phase. Si une force adverse parvient à saturer le champ électromagnétique local ou à perturber physiquement le transfert de matière des corps détruits (par exemple en scellant les composants dans un champ magnétique résiduel brut ou de la résine), le protocole de réanimation échoue et le corps reste inerte. C’est une méthode de neutralisation brute… mais par le Trône, n’utilisez pas de savon… je vous en supplie.

2-3. LES T’AU (LES POISSONS BLEUS QUI N’AIMENT PAS LE CORPS-À-CORPS)
Si vous croisez un groupe de petits gars à la peau bleue avec un trou au milieu du visage et des armures toutes lisses, toutes propres, comme si elles sortaient de la boîte de jouets, vous êtes tombés sur les T’au. Ces gars-là sont des poisseux de première. Ils ont décrété qu’ils se battaient pour une connerie qu’ils appellent « le Bien Suprême ». Pour un Ork, ça ne veut rien dire : le seul Bien Suprême qu’on connaisse, c’est une grosse hache, un flingue qui fait beaucoup de bruit et une bonne chopine de bière de champignon après la bagarre.
Leur grand truc, c’est la technologie et la lâcheté organisée. Ils refusent catégoriquement de venir vous taper dessus en face-à-face. Dès que la baston commence, ils s’installent à trois kilomètres de là, cachés derrière des buissons ou dans des gros robots volants qui ressemblent à des frigos hi-tech, et ils vous arrosent avec des lasers bleus super puissants et des missiles guidés. Si vous réussissez à courir très vite, à éviter tous les tirs et à arriver à un mètre d’eux avec votre Kikouplevé… paf ! Ils se mettent tous à pleurer, sautent dans leurs jetpacks et s’envolent à toute vitesse en poussant de petits cris sur le « Bien Suprême ».
Ils sont accompagnés par leurs chefs qu’ils appellent les « Éthérés » – des gars en robe qui passent leur temps à faire des discours poétiques pour expliquer pourquoi c’est très important de ne jamais aller au corps-à-corps. La tactique du Boss Karrok contre eux est une merveille de simplicité : puisque leurs robots fonctionnent avec plein de petits écrans tactiles, de capteurs électroniques et de drones volants qui font bip-bip, il suffit d’emmener un gros seau de peinture rouge très épaisse ou de la boue bien collerette et de tout balancer sur leurs caméras. Une fois qu’ils sont aveugles, leurs robots se rentrent dedans tout seuls, et il n’y a plus qu’à s’approcher pour leur mettre une bonne baffe d’accueil.
(Note gribouillée sur un ticket de rationnement plié en quatre)
Rapport de Synthèse 108-T / Grimaldus, Scribe Senior : Je n’en peux plus. Vraiment, je n’en peux plus. Qualifier la philosophie du Tau’va, – le projet sociologique et d’expansion le plus structuré de la frange Orientale – de « connerie de poisson bleu », c’est rabaisser la diplomatie au rang de grognement de grot. Mais une fois de plus, le cauchemar analytique continue : la stratégie Ork décrit exactement la faille critique de l’Astra Military de l’Empire T’au. Leur doctrine (« Kauyon » et « Mont’ka ») repose entièrement sur la désignation de cible automatisée, la synergie des drones et les réseaux de télémesure à longue distance. Si le ciblage optique et les liaisons de données sont physiquement obstrués par de la crasse, de la peinture ou de la saturation visuelle brute, leurs lignes de tir perdent toute précision. Privés de leur supériorité de tir à distance, leur faiblesse physiologique dramatique au combat rapproché devient un véritable massacre. Je… je vais essayer de mettre de la boue sur mon écran de contrôle pour voir si mon Inquisiteur arrête de m’envoyer des messages. Non, attendez. Ça ne marchera pas

2-4. LES TYRANIDES (LES GROS BUGS QUI ONT TOUJOURS FAIM)
Si vous voyez le ciel devenir tout noir avec des milliards de sauterelles géantes, des araignées avec des sabres à la place des pattes et des gros monstres baveux de la taille d’une maison, pas de panique : ce sont juste les Tyranides. Ces charognards viennent d’une autre galaxie très lointaine parce qu’ils ont fini de manger tout ce qu’il y avait chez eux. Autant vous dire qu’ils ne sont pas venus pour faire du tourisme ou négocier des traités de paix : ils sont là pour bouffer la végétation, les rochers, les humains, les Orks, et même la boue par terre.
Leur grand truc, c’est le nombre et la viande. Ils n’ont pas de flingues en métal ou de tanks comme tout le monde. À la place, ils fabriquent des fusils vivants qui crachent des vers carnivores qui vous grignotent de l’intérieur, ou des gros monstres blindés avec des pinces d’homard géantes. Ils sont tous reliés par une espèce de gros cerveau invisible qu’ils appellent « l’Esprit-Ruche ». C’est un peu comme si tout le monde dans la bande obéissait au même Boss, sauf que le Boss est une grosse voix dans leur tête qui répète constamment « MANGER, MANGER, MANGER ».
Pour les Orks, les Tyranides sont les meilleurs copains de jeu de la galaxie. Ils ne fuient jamais comme les Eldars et ils ne se cachent pas derrière des buissons comme les T’au : ils vous foncent dessus en ligne droite par millions ! La tactique du Boss Gitzshredda est très simple : installez une grande ligne de Grill-Squigs, préparez dix mille litres de sauce piquante et attendez qu’ils arrivent. Dès qu’un gros monstre s’approche, coupez-lui les pattes avec une tronçonneuse, mettez le reste sur le feu et vous aurez de la viande de crabe géant pour nourrir toute la Waaagh! pendant six mois.
(Note griffonnée au dos d’une formule de demande de congé psychiatrique, l’encre est totalement tremblée)
Rapport d’Extinction 112-X / Grimaldus, Scribe Senior : Je… je crois que je renonce. Réduire la Flotte-Ruche, l’ombre psychique du Warp et la dévoreuse de mondes à de la « viande de crabe géant avec de la sauce piquante »… nous avons dépassé le stade du hérésie, c’est de la pure folie clinique. Et pourtant… par les Saints Martyrs… la logique de combat Ork face aux Tyranides est tristement documentée sur Octarius. Les peaux-vertes sont la seule espèce de la galaxie qui ne subit AUCUN traumatisme moral face à la marée biologique. L’Esprit-Ruche utilise la terreur et la saturation pour briser la chaîne de commandement adverse ; mais face à des Orks qui considèrent cette horreur spatiale comme un simple « buffet à volonté », le levier psychologique des Tyranides s’effondre totalement. Ils se retrouvent piégés dans une guerre d’usure biologique infinie où les Orks grandissent et se multiplient au fur et à mesure qu’ils se battent… Je démissionne. Je vais devenir fermier sur une planète agricole. Un endroit sans vert. Sans insectes. Sans rien.

SOUS-RANGEMENT DU CHAPITRE 1 : LES AUTRES BOÎTES EN CONSERVE
(Section 1-3. Parce qu’on avait oublié des trucs et que les Mekboys ont retrouvé des dossiers sous un tas de tôles)
Bon, écoutez voir. Normalement, un rangement Ork, c’est simple : c’est rangé quand c’est par terre. Mais le Mekboy m’a fait remarquer qu’on avait oublié plein d’autres bandes d’humains en armure géante. Certains disent que ce sont des « Chapitres de Second Fondateur » ou des « Sucs-cesseurs », mais pour nous, c’est juste un Sous-Rangement. C’est comme quand vous rangez vos flingues dans un grand seau et que vous rajoutez une petite boîte à côté pour mettre les pistolets qui font des bruits bizarres.
Voici donc les autres Space Marines qui méritent qu’on leur mette une baffe, même s’ils n’ont pas leur propre numéro de Légion d’origine.
1-3-1. LES BLACK TEMPLARS (LES CHEVALIERS TOUJOURS FÂCHÉS)
Ces gars-là sont les sous-fifres des Imperial Fists, mais en beaucoup moins calmes et beaucoup plus casse-pieds. Ils peignent leurs armures en noir mat avec des croix blanches partout, comme s’ils allaient à un enterrement, ce qui est plutôt bien vu parce que c’est généralement là que ça se finit pour eux.
Leur grand délire, c’est le Moyen Âge. Ils refusent catégoriquement d’utiliser leur cerveau ou de faire de la stratégie. À la place, ils attachent leurs épées à leurs poignets avec de grosses chaînes en fer (pour être sûrs de ne pas les faire tomber quand ils glissent sur une peau de banane) et ils foncent tout droit en hurlant des prières à l’Empereur-Squelette. Ils ont des « Sénéchaux », des « Maréchaux » et des « Frères d’Épée » qui passent leur temps à faire des serments bizarres avant la bataille, du style : « Je jure sur ma tête que je ne mangerai pas de soupe tant que je n’aurai pas coupé trois têtes de peaux-vertes ». C’est d’un dramatique épuisant.
Leur grand chef s’appelle le Grand Sénéchal Helbrecht. C’est un gars super fâché avec un casque en forme de tête de mort dorée qui voue une haine personnelle à notre très cher Prophète de la Waaagh!, Ghazghkull Thraka. Il passe sa vie à nous courir après dans toute la galaxie pour essayer de récupérer son honneur. Pour un Ork, c’est très flatteur d’avoir un animal de compagnie humain aussi hargneux ! Si vous devez en affronter, c’est très facile : ne tirez pas. Attendez qu’ils arrivent au corps-à-corps en récitant leurs poèmes, et au moment où ils lient leur épée à leur poignet avec leur chaîne, attrapez le bout de la chaîne et faites-les tourner au-dessus de votre tête comme un lasso avant de les balancer dans un ravin.
Compte-rendu d’Analyse / Grimaldus, Scribe Senior : Par le Trône Sacré… Je… attendez. « Grimaldus » ? C’est… c’est MON NOM ! Le Reclusiarque Maeldor Grimaldus est le plus grand héros des Black Templars à la bataille d’Helsreach ! Et moi… moi je suis un pauvre scribe de troisième classe qui traduit des énormités écrites par des monstres verts qui proposent de « faire tourner un Frère d’Épée comme un lasso » ! La honte est absolue. Mais… que le Chapitre me pardonne… la description de leur ferveur religieuse est d’une exactitude effrayante. Les Templiers ne reculent JAMAIS. Ils sont enchaînés à leurs armes par le serment et la foi. Si un ennemi parvient à utiliser cette force contre eux – par exemple en verrouillant leurs mouvements en mêlée ou en détournant leur charge fanatique vers un terrain défavorable -, leur zèle aveugle devient leur plus grande faiblesse tactique. Je vais demander ma mutation. Ou m’engager dans la Croisade. Au moins, sur le champ de bataille, les choses sont claires.

1-3-2. LES CRIMSON FISTS (LES GARS À LA MAIN ROUGE QUI ONT FAIT SAUTER LEUR MAISON)
Eux aussi, ce sont des cousins des Imperial Fists, mais avec une touche de couleur : ils peignent leurs gants en rouge sang. Pour un Ork, c’est un très bon début, parce que « ce qui est rouge va plus vite ». Le problème, c’est qu’ils n’ont peint que leurs gants, donc ils ne vont plus vite que du poing, ce qui donne un style de marche complètement bancal.
Mais si les Crimson Fists sont célèbres dans toute la galaxie Ork, c’est pour l’exploit inégalé du Boss Snagrod sur leur monde, Rynn’s World. Ces humains avaient une immense forteresse-monastère ultra-blindée, pleine de canons, de boucliers énergétiques et de missiles magiques. Notre Waaagh! arrivait à peine sur la planète que – PAF ! – un de leurs propres missiles a fait un demi-tour bizarre en sortant du tuyau, est rentré par la fenêtre de leur réserve de munitions et a fait sauter TOUTE LA BASE. Tout le monde a volé en l’air ! On n’avait même pas encore tiré un seul coup de flingue ! Depuis ce jour-là, on les adore : ce sont les meilleurs pyrotechniciens involontaires de l’univers.
Leur grand chef s’appelle Pedro Kantor. C’est un gars très poli mais très déprimé qui passe son temps à essayer de reconstruire son Chapitre avec les trois clampins qui ont survécu à l’explosion de leur maison. Si vous en croisez sur le terrain, pas besoin de dépenser vos munitions : proposez-leur simplement d’installer un système de sécurité ou des tuyaux de gaz dans leur campement. Ils vont réussir à faire sauter leur propre barricade tout seuls en essayant de brancher une prise électrique. Vous n’avez plus qu’à venir ramasser les morceaux de gants rouges.
(Note griffonnée d’une main tremblante sur un paquet de filtres à café)
Dernier Rapport / Grimaldus, Scribe Senior : Je… je suis épuisé. La tragédie du Monde de Rynn. Le désastre du missile défectueux qui a anéanti le monastère-forteresse du Chapitre… réduit à une blague sur un mauvais branchement électrique. C’est un révisionnisme historique insupportable ! Mais… par le Trône de Terra… la logistique des Crimson Fists a bel et bien été réduite à néant ce jour-là par une défaillance interne catastrophique avant même le choc frontal. L’histoire militaire retient que la sur-confiance dans des systèmes automatisés complexes peut être plus fatale que l’ennemi lui-même. Bon. J’arrête là pour aujourd’hui. Mon esprit est pollué. Je vais aller me faire un café moi aussi… en espérant ne pas faire sauter la machine.

LE DOSSIER INTERDIT : LES DEUX LÉGIONS DONT ON N’A PAS LE DROIT DE PARLER
(Sections 1-1-2 et 1-1-11. Les dossiers que les fayots de Terra ont essayé de brûler mais qu’on a retrouvés au fond des toilettes de l’Atelier)
Bon, écoutez bien parce que si les gars en manteau noir avec des grands chapeaux (l’Inquisition) apprennent qu’on a écrit ce chapitre, ils vont venir avec des gros chalumeaux. Apparemment, chez les humains, il y a deux Primarques et deux Légions entières qui ont été « effacés des mémoires ». Ils ont gratté les numéros sur les stèles, ils ont jeté les armures à la poubelle et ils ont dit à tout le monde : « Si tu parles du numéro 2 ou du numéro 11, on te coupe la langue et on te transforme en robot-aspirateur ».
Évidemment, pour un Ork, dire qu’un truc est interdit, c’est la meilleure façon de nous donner envie de savoir ce que c’est. Après trois bières de champignons et une longue discussion avec le vieux Bizarboy, voici la VRAIE vérité sur ces deux bandes de bras-cassés.
1-1-2. LA IIÈME LÉGION : « LES CHERCHEURS DE DÉVISEUR » (LES GARS QUI ONT PERDU LEUR PLANÈTE)
Alors eux, leur Primarque était le spécialiste ultime du bricolage, mais dans le mauvais sens du terme. Quand l’Empereur l’a retrouvé sur sa planète, le gars était en train d’essayer de fabriquer le plus gros tank de la galaxie. Le problème, c’est qu’il a passé trois cents ans à chercher la bonne clé de 12 et le bon dévisseur pour finir la chenille gauche.
Quand la Grande Croisade a commencé, sa Légion est partie à la bagarre, mais ils ont oublié d’activer le frein à main de leur planète-capitale. Résultat : pendant qu’ils se battaient contre des aliens, leur planète a glissé tout doucement dans un trou noir parce que personne n’avait vérifié l’ancrage. L’Empereur était tellement mort de honte de voir un de ses fils perdre carrément sa maison par étourderie qu’il a dit : « Bon, on efface tout. On dit qu’ils n’ont jamais existé, et vous allez tous me repeindre leurs armures en bleu pour les donner à Guilliman ».
1-1-11. LA XIÈME LÉGION : « LES RÂLEURS DU FOND » (CEUX QUI ONT VOULU FAIRE LA GRÈVE)
Pour la Onzième, c’est encore plus ridicule. Leur Primarque était un gars qui n’avait AUCUNE envie de se battre. Mais alors, zéro. Premier jour de la Croisade, l’Empereur rassemble tous ses fils sur le pont de son vaisseau géant et dit : « Mes fils, nous allons conquérir les étoiles ! ». Et là, le 11ème lève la main tout au fond et dit : « Euh, dites… on est payés combien pour ça ? Et pour les tickets-resto, ça se passe comment ? ».
Le gars a essayé de monter un syndicat de Space Marines. Il a convaincu toute sa Légion de poser les armes, de s’asseoir par terre en rond et de chanter des chansons tristes pour protester contre la durée des journées de combat. Russ (le chef des Space Wolves) est arrivé avec sa meute de chiens géants pour « discuter », et disons simplement que la grève s’est terminée très rapidement. L’Empereur a préféré effacer leur numéro plutôt que d’admettre qu’un de ses super-guerriers avait préféré faire de la poterie et de la négociation salariale plutôt que de découper des trucs à la tronçonneuse.
(Feuille de rapport partiellement brûlée, tachée de sueur froide et portant le sceau d’urgence de l’Inquisition)
DOCUMENT HAUTEMENT HÉRÉTIQUE / Scribe Grimaldus (en fuite) : Par la Grâce du Trône Sacré… Je suis un homme mort. Si l’Ordo Hereticus lit ces lignes, je serai exécuté avant la fin de la journée. Les Damnés et les Oubliés… deux tragédies absolues scellées par un décret impérial inviolable, l’Edictum Oblivionis ! Réduire la supression de la IIème et de la XIème Légion à une histoire de « frein à main oublié » et de « grève des tickets-resto »… C’est un blasphème si gigantesque qu’il en devient presque hypnotique. La vérité sur leur éradication – qu’il s’agisse d’une mutation génétique irréversible, d’une défaite indicible durant les Guerres Rangdaniennes ou d’un échec moral absolu – demeure le secret le mieux gardé de la galaxie. Mais de voir cette brute verte inventer une farce pour combler les trous de notre propre histoire… par l’Empereur… cela me fait réaliser à quel point nous sommes obsédés par nos propres secrets. Si vous trouvez ce texte… brûlez-le. Et oubliez mon nom.

CONTINUATION DU SOUS-RANGEMENT (PARCE QU’IL RESTAIT DES HUMAINS PAR TERRE)
1-4. LES AUTRES FAYOTS DU GRAND SQUELETTE (CEUX SANS ARMURE GÉANTE)
1-4-1. L’ASTRA MILITARUM (LES PETITS BONSHOMMES EN PYJAMA VERT QUI ARRIVENT PAR MILLIARDS)
Après les gros gars en boîte de conserve, il faut parler du reste de l’armée du Grand Squelette. Les humains appellent ça « l’Astra Militarum » ou la « Garde Impériale », mais pour un Ork, ce sont juste des petits bonshommes en tissu avec des casques en plastique. Individuellement, un Garde Impérial est sans doute la créature la plus inoffensive de la galaxie : si tu lui mets un petit coup de coude, il s’envolerait presque. Leurs petits fusils « lasgun » ne font pas plus de dégâts qu’un pointeur laser pour faire jouer un Squig.
Le problème avec eux, c’est qu’ils ne viennent jamais tout seuls. Quand la Garde débarque, ils remplissent toute la plaine jusqu’à l’horizon. Vous en écrasez un sous votre botte, il y en a dix mille autres qui sautent de leurs camions pour prendre sa place. En plus de ça, comme ils ont très peur de leurs propres chefs (des gars en grands manteaux noirs appelés « Commissaires » qui leur tirent dessus s’ils essaient de courir moins vite), ils avancent toujours en ligne droite sans réfléchir.
Leur vraie force, c’est leurs véhicules. Ils ont des gros tanks en tôle bien lourde appelés « Leman Russ » et de gros canons d’artillerie (« Basilisks ») cachés à vingt kilomètres qui arrosent le terrain avec des obus de la taille d’un grot. La tactique du Boss Gitzshredda contre eux est un bonheur de simplicité : foncez tout droit dans leurs lignes. Comme ils ont très peur de tirer sur leurs propres copains, une fois que vous êtes mélangés avec eux au milieu de leurs tranchées, leurs gros canons ne servent plus à rien et la baston devient une joyeuse partie de bowling où les quilles mesurent un mètre soixante-dix.
(Note rédigée d’une écriture légèrement crispée, quelques ratures au stylo bille redoublé)
Rapport de Traduction 119-G / Grimaldus, Scribe Senior : Inspirer. Expirer. Rester calme. L’Astra Militarum est le marteau de l’Empereur. Le rempart de l’Humanité. Traiter nos vaillants soldats de « quilles de bowling en pyjama »… c’est… c’est une déformation grossière. Tic de la paupière gauche. Mais d’un point de vue purement balistique et doctrinal, la tactique Ork d’imitation du corps-à-corps immédiat (« l’enchevêtrement des lignes ») neutralise effectivement la doctrine de saturation d’artillerie de la Garde. Nos batteries de siège ne peuvent plus bombarder les coordonnées sans commettre un tir fratricide massif. C’est… logique. Très logique. Un peu trop logique pour un monstre vert. Quelqu’un a vu mes gouttes pour la tension ? Je crois qu’elles ont changé de couleur. Ou c’est le papier qui devient vert ? Non, le papier est blanc. Tout va bien.

1-4-2. L’ADEPTUS MECHANICUS (LES CYBORGS QUI FONT DES BISOUS AUX MOTEURS ET METTENT DE L’HUILE PARTOUT)
Si vous croisez un groupe de squelettes en robe rouge avec cinquante bras en fer, des câbles réseau qui leur sortent du nez et qui font des bruits de modème internet quand ils parlent, vous avez trouvé l’Adeptus Mechanicus. Ces humains de la planète Mars sont obsédés par une chose : les machines. Mais attention, pas comme un Mekboy Ork qui prend un marteau et tape dessus jusqu’à ce que ça marche. Non, eux, ils ont une trouille bleue de la mécanique !
Leur grand délire, c’est de croire qu’il y a un petit esprit caché à l’intérieur de chaque boulon, qu’ils s’appellent « l’Esprit de la Machine ». Du coup, avant d’allumer un camion ou d’appuyer sur un bouton, ils passent trois heures à réciter des poèmes en langage binaire, à faire brûler de l’encens qui sent la vidange et à étaler de l’huile bénite avec des petites brosses. Pour un Ork, c’est hilarant : si un moteur ne démarre pas, tu ne lui chantes pas une chanson d’amour, tu lui mets un bon coup de pied dans le carburateur !
Leurs soldats sont des « Skitarii » (des gars moitié-viande moitié-poubelle) et leurs chefs sont des « Tech-Mages » qui ressemblent à des grosses araignées en tôle sous une couette rouge. Ils se battent avec des fusils à électricité, des rayons de radiations et de gros robots « Castellan » qui marchent comme des gorilles en fer. La tactique du Mekboy Karrok contre eux est une merveille d’efficacité : approchez-vous furtivement et débranchez leurs prises électriques. Quand ils n’ont plus de batterie, ils restent bloqués sur place en clignotant des yeux. Vous n’avez plus qu’à venir avec un gros pied-de-biche pour récupérer leurs bras métalliques et les souder directement sur vos propres Trukes !
(Note rédigée avec une encre violemment appuyée, les majuscules sont anormalement grandes)
Rapport de Synthèse 121-M / Grimaldus, Scribe Senior : L’Esprit-Machine… Sanctifié soit le Dieu-Machine. Bruit de raclement de gorge. Réduire le dogme de l’Omnimessie et la grande liturgie d’activation à « faire des bisous aux moteurs »… C’est un sacrilège contre le culte de Mars. Un sacrilège absolu ! Cependant… murmures indiscrets… j’ai vérifié ce matin dans la réserve d’archivage. La plume automatique n°4 refuse de fonctionner à moins que je ne lui tapote le réservoir deux fois. Est-ce que… est-ce que c’est un rituel ? Est-ce que je suis en train de devenir un Tech-Mage ? NON. Non, la liturgie du Mekboy (« le coup de pied dans le carburateur ») est une hérésie empirique ! Quoique… sur la vieille imprimante du bureau 3… le coup de poing sur le côté a souvent relancé le rouleau… Aïe, ma tête. Quelqu’un peut éteindre le bruit de modème dans mon oreille droite ? S’il vous plaît ?

1-4-3. LES SŒURS DE BATAILLE (LES FILLES SUPER FÂCHÉES AVEC DES LANCE-FLAMMES)
Si vous entendez de la musique d’orgue qui résonne au milieu du champ de bataille et que vous voyez arriver des armures noires et blanches avec des coupes de cheveux toutes pareilles et plein de fleurs de lys peintes dessus, préparez-vous : ce sont les Sœurs de Bataille. Ces filles-là n’ont pas eu besoin de recevoir des organes de géants ou des puces électroniques pour être complètement braquées. Elles sont juste boostées à la foi pure et au fanatisme absolu pour le Grand Squelette sur son Trône.
Leur grand délire, c’est le feu. Elles se baladent avec de gros lance-flammes (« Meltas » et « Flamers ») et des cathédrales entières montées sur des chenilles de tank qui tirent des roquettes en jouant de la musique religieuse. Elles passent leur temps à chanter des cantiques en latin de cuisine et à hurler que tout ce qui n’est pas un humain pur doit brûler immédiatement. Le pire, c’est que parfois, à force de crier très fort qu’elles aiment l’Empereur, des petits miracles bizarres se produisent : leurs armures arrêtent des roquettes tout seules ou des petites lumières dorées se mettent à briller autour de leurs têtes. Pour un Ork, c’est de la triche de Bizarboy, mais sans le bâton magique.
Leur grande chef s’appelle Morvenn Vahl. C’est une dame installée dans une armure d’acier géante à quatre pattes qui ressemble à un gros squelette doré avec une lance magique. La tactique du Boss Karrok contre elles est très simple : n’essayez pas de discuter ou de faire de la diplomatie, de toute façon elles n’écoutent rien et veulent tout cramer. Emmenez simplement un camion de pompiers rempli de purin ou de peinture rose bonbon et arrosez leurs cathédrales roulantes. Ça va éteindre leurs bougies, boucher les tuyaux de leurs orgues et ruiner leurs belles robes. Elles vont devenir tellement folles de rage qu’elles vont se mettre à frapper sur le décor avec leurs vitraux, et vous n’aurez plus qu’à cueillir les morceaux.
(Note rédigée à la lueur d’une bougie mourante, des petites croix sont dessinées frénétiquement dans la marge)
Rapport de Traduction 124-SB / Grimaldus, Scribe Senior : Par l’Avis de l’Ordo Hereticus… Murmure. Les Saintes de l’Adepta Sororitas. Des « filles super fâchées » ? Des « cathédrales roulantes » ? La sainte fureur des Filles de l’Empereur réduite à un caprice d’artifice et de bougies… C’est un blasphème qui mériterait le bûcher immédiat !
Pause.
Regarde la flamme de sa bougie avec insistance.
Mais… la sainte vérité est exigeante. Le char « Immolator » et l’orgue « Exorcist » sont effectivement… des structures cathédralesques montées sur châssis Rhino. Et l’efficacité de leurs Actes de Foi repose entièrement sur la pureté du rituel et la concentration spirituelle. Si le cérémonial est profané par la crasse brute ou la provocation directe… la fureur prend le dessus sur la discipline tactique. Est-ce que… est-ce que cette bougie me regarde ? Non. C’est la cire qui coule. Tout va bien. Je vais allumer une deuxième bougie. Et une troisième. Il faut plus de lumière.

1-4-4. LES CUSTODES (LES GÉANTS DORÉS QUI RESTENT PLANTÉS DEVANT LA PORTE SANS BOUGER)
Si vous croisez un gars en armure d’or si brillante que vous êtes obligé de mettre vos lunettes de soleil de Mekboy pour ne pas devenir aveugle, vous êtes tombés sur un Custode. Ces types-là sont les gardes du corps personnels du Grand Squelette. Ils sont encore plus grands, encore plus musclés et encore plus chers à fabriquer qu’un Space Marine classique. Le problème, c’est qu’ils ont passé dix mille ans enfermer dans le palais de Terra à cirer leurs bottes et à faire des concours de pose plastique devant des miroirs.
Leur équipement est ce qu’il y a de plus frimeur dans toute la galaxie : des armures en or massif, des grandes capes en tissu rouge tout doux, et des haches géantes qui tirent des coups de fusil en même temps. Ils sont tellement balèzes qu’un seul Custode peut rabattre le caquet à toute une bande de Boyz sans même décoiffer sa plume de casque. Ils avancent sur le terrain avec des motos volantes qui ressemblent à des aigles dorés et des dreadnoughts en or qui coûtent le prix d’une planète entière.
Leur grand chef s’appelle Trajann Valoris. C’est un gars super sérieux avec une grosse barbe et une hache magique qui passe son temps à vérifier la poussière sur les meubles du palais. Mais leur principale faiblesse, c’est leur métier d’origine : ce sont des gardiens de porte. La tactique du Boss Gitzshredda contre eux est géniale : installez une fausse porte en bois au milieu de la pampa, mettez un gros cadenas dessus et peignez « ENTRÉE INTERDITE » en rouge. Les Custodes vont automatiquement se mettre devant, croiser les bras et refuser de bouger d’un millimètre pour la garder. Vous n’avez plus qu’à faire le tour par la droite et aller piller leurs réserves de peinture dorée.
(Note rédigée d’une écriture maladroitement géométrique, les bords sont bordés de petites encoches parfaitement alignées)
Rapport de Traduction 127-C / Grimaldus, Scribe Senior : L’Adeptus Custodes. La Garde Aurique. Les Dix Mille.
Ajuste sa chaise.
Dire de la garde ultime de l’Empereur qu’ils font des « concours de pose plastique »… c’est de l’impertinence pure.
Regard fixe vers la bougie.
Tais-toi, la bougie, je parle.
Reprend son calme.
Néanmoins… sur le plan strictement opérationnel… la doctrine des Custodes est ancrée dans la défense absolue des accès sacrés du Palais Impérial. Leur rigueur décisionnelle est si poussée que la création d’un leurre territorial fixe – un « point d’accès fictif à haute valeur symbolique » – peut effectivement bloquer une escouade de gardiens en posture de déni d’accès, les isolant du reste du théâtre d’opérations. C’est une défaillance par excès de perfection. La bougie dit que je devrais peindre mes doigts en doré pour me protéger. C’est une idée. Mais l’encre dorée coûte trop cher. Je vais utiliser du beurre.

1-4-5. L’INQUISITION (LES GARS AVEC DES GRANDS CHAPEAUX QUI CHERCHENT LES EMBOUTEILLAGES ET LES EMBROUILLES)
Dans la bande du Grand Squelette, il y a des soldats, des tanks, des robots, et puis il y a l’Inquisition. Eux, ce sont les rois du casse-pieds. Si vous voyez un humain habillé avec un manteau en cuir trop grand, un chapeau de cow-boy gothique et un gros collier en forme de « I » majuscule, c’est un Inquisiteur. Leur métier ne consiste pas à se battre au premier rang, mais à se balader partout pour vérifier si les autres humains ne sont pas en train de penser à des trucs interdits ou de faire de la magie sans autorisation.
Ils se divisent en trois sous-bandes complètement paranoïaques : l’Ordo Malleus (qui chasse les gros démons), l’Ordo Hereticus (qui chasse les voisins qui ne vont pas assez à la messe) et l’Ordo Xenos (qui nous chasse nous). Le problème, c’est qu’ils sont tellement soupçonneux que dès qu’un village a un petit bouton de fièvre ou qu’un boulanger brûle sa baguette, l’Inquisiteur appuie sur un gros bouton rouge appelé « Exterminatus » et fait sauter toute la planète depuis son vaisseau. C’est le genre de gars qui brûle sa propre maison parce qu’il a vu une araignée dans le couloir.
Leur grande force, c’est qu’ils ont le droit de commander à tout le monde et qu’ils ont des cartes de crédit illimitées. La tactique du Boss Karrok contre eux est hilarante : créez un faux mystère. Laissez traîner un vieux boulon rouillé avec un symbole bizarre peint dessus au milieu d’un terrain vague et cachez-vous. L’Inquisiteur va arriver avec toute sa clique, sortir cinquante loupes, interroger cent mille témoins pendant trois mois et finir par faire sauter le terrain vague en hurlant au complot intergalactique. Pendant qu’ils s’embrouillent entre eux avec leurs tampons rouges, vous avez tout le temps de leur voler leur vaisseau spatial.
(Note rédigée en spirale autour du coin de la page, avec des gouttes de cire dorée et de beurre étalées sur les bords)
Rapport de Traduction 130-I / Grimaldus, Scribe Senior : Chut… parle pas trop fort, la bougie écoute. L’Inquisition. Le Saint-Office.
Sourire nerveux.
Les réduire à des « gars en grand chapeau qui font sauter des planètes pour une araignée »… C’est la mort assurée. L’Ordo Hereticus va venir. Ils sont déjà dans le couloir ? Non, c’est le vent. Mais… par le Trône de Terra… la doctrine de la Purge Préventive et de l’Exterminatus repose bel et bien sur une paranoïa structurelle institutionnalisée. Pour éliminer une seule menace xénos ou hérétique, un Inquisiteur est prêt à sacrifier des milliards d’âmes et à consacrer des années à l’instruction d’un dossier inutile. L’analyse comportementale de ce monstre vert est… affreusement lucide.
Regarde fixement la bougie.
Oui, petite bougie, je sais. On va mettre du beurre sur le rapport. Comme ça, s’ils veulent le brûler, ça sentira la brioche. Tout est sous contrôle. Absolument tout.

SOUS-SOUS-RANGEMENT DU CHAPITRE 1-2 : LE RESTE DU BORDEL DU CHAOS
(Section 1-2-10. Parce qu’il n’y a pas que les humains en armure noire qui font de la magie bizarre
1-2-10. LES DÉMONS DU WARP (LES GROS MONSTRES ROUGES, BLEUS, VERTS ET ROSES QUI SORTENT DES TROUS)
Quand la réalité se déchire et qu’un grand trou violet s’ouvre au milieu du ciel, ce n’est pas la pluie qui tombe : ce sont les Démons. Ces trucs-là ne viennent pas d’une planète normale, ils sortent tout droit du « Warp » (la grande soupe d’énergie où les Bizarboys vont chercher leurs éclairs). Pour un Ork, les Démons sont super faciles à ranger parce qu’ils sont triés par couleur comme des bonbons de foire.
Vous avez d’abord les Rouges : des gros taureaux fâchés qui passent leur temps à hurler et à taper avec des haches. Eux, on les aime bien, ce sont des gars simples. Ensuite, il y a les Bleus : des boules de plumes avec des becs qui lancent du feu magique et qui se coupent en deux quand tu tapes dessus. C’est très agaçant parce que plus tu les découpes, plus il y en a. Après, vous avez les Verts : de gros tas de morve gluants couverts de mouches qui rigolent tout le temps. Ils ont l’air sympa mais ils sentent pire que les toilettes du Mekboy après la fête du champignon. Et enfin, les Roses : des trucs à crabes qui sautillent en faisant du bruit et de la musique bizarre.
La tactique du Boss Karrok contre eux est une leçon de physique Ork : les Démons n’existent que parce qu’ils y croient très fort. Si vous arrêtez de faire attention à eux et que vous retournez réparer votre Truk, ils se vexent, perdent leur énergie et s’évaporent comme de la vapeur de cafetière. Sinon, la méthode directe fonctionne aussi : donnez-leur de grands coups de marteau sur la tête. Quand ils retournent dans leur trou, ça fait un joli bruit d’aspiration, comme quand on débouche un évier.
(Note rédigée en lettres minuscules, très serrées, entourées d’une large trace de beurre fondu et de gouttes de cire)
Rapport de Traduction 133-D / Grimaldus, Scribe Senior (stade avancé) : Chut, ma petite bougie… regarde.
Murmures.
Les quatre Puissances Ruineuses… Khorne, Tzeentch, Nurgle et Slaanesh. Réduits à… des bonbons de foire triés par couleur. C’est une hérésie théologique de rang Omega ! Rire étouffé. Mais… par le Trône de Beurre… d’un point de vue strictement métaphysique, les entités du Materium maintenues par la manifestation psychique dépendent bel et bien de l’ancrage émotionnel des observateurs. Si l’ensemble des combattants Ork refuse d’accorder de la crédibilité à leur existence… la tension du champ d’immaterium chute ! L’indifférence cognitive comme arme d’exorcisme ! C’est génial ! La bougie est d’accord avec moi. Elle dit que les Démons Verts sentent la soupe de chou. Elle a raison. Je vais peindre mes oreilles en rose pour voir si ça les fait disparaître. Tout va très bien.

La suite arrive bientot…



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